Madagascar: « Spoils system »

L'alternance aux hauts emplois de l'Etat est mise sur les rails par les tombeurs du TGV qui semblent s'inspirer du modèle américain du « patronage system » ou système de patronage qui consiste à attribuer des postes aux partisans, amis et proches, en contrepartie de leur contribution à la victoire aux élections présidentielles.

« Spoils system »

En ce qui concerne le cas « malagasy », il ne s'agit pas d'un succès électoral mais de la réussite du « tolona » pour lequel tous les meneurs et participants ne pourront pas être récompensés, en termes de « seza », malgré l'organigramme de la Présidence de la Refondation qui comporte une douzaine de directions et toute une pléiade de conseillers, de chargés de mission, de secrétaires particuliers... Il n'y aura jamais assez de fauteuils ni même de strapontins, encore moins de budget pour un « spoils system » dont la paternité revient aux Etats-Unis sous la présidence d'Andrew Jackson, il y a presque deux siècles de cela.

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Un passé décomposé que les nouveaux tenants du pouvoir sont en train de conjuguer au présent quoique le système ait été assoupli au pays de l'Oncle Sam lui-même avec notamment la mise en place de la « Civil Service Commission » dictée par le souci d'un « good government » et plutôt fondée sur le « merit system ».

Ou la méritocratie qui est plus proche du modèle français où la fonction publique a pour tradition et devoir d'être loyale envers le pouvoir en place - généralement élu - quel qu'il soit. Une loyauté par rapport à la politique des gouvernants et à l'intérêt des gouvernés, c'est-à-dire aux missions du service public.

En aucun cas, il ne s'agit pas pour les « mpiara-nitolona » appelés à des postes de responsabilité dans l'Administration de se servir ni d'être servis mais de servir les administrés, sous peine de galvauder le « fanovan-drafitra » qui ne repose pas sur le seul changement d'hommes et de femmes comme dans le « spoils system » qui a fait son temps pour ne pas dire deux cents ans.

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