La dette publique ne cesse de gonfler. Au 30 septembre 2025, elle a atteint Rs 654,4 milliards, en hausse de presque Rs 20 milliards par rapport au trimestre précédent (juin 2025), quand elle était chiffrée à Rs 634,7 milliards. En six mois, soit de mars (Rs 628,2 milliards) à septembre la hausse aura été de Rs 26 milliards.
À 89,3 % du Produit intérieur brut (PIB) estimé à Rs 732 milliards pour la même période, selon Statistics Mauritius, le gouvernement se retrouve avec un indicateur économique en hausse qui suscitera certainement des commentaires peu favorables par la classe politique.
Ce, alors même que l'Alliance du changement achève sa première année de mandat et que la gestion de la dette par l'ancien régime avait fait des critiques lors de la dernière campagne électorale par le Premier ministre, Navin Ramgoolam et son adjoint, Paul Bérenger.
Certes, ces statistiques de la dette publique ne constituent aucunement une surprise, car elles viennent confirmer sa tendance haussière depuis au moins une décennie. Dans son dernier rapport, le directeur de l'Audit, Dharamraj Paligadu, avait souligné que la dette publique avait bondi de 43 % en cinq ans, passant de Rs 381 milliards au 30 juin 2020 à Rs 546 milliards au 30 juin 2024 soit une hausse de Rs 164 milliards, à raison de Rs 32 milliards par an en moyenne.