Cameroun: Le FCC dénonce la répression post-électorale et l'emprisonnement des leaders

4 Novembre 2025

Le Front pour le Changement du Cameroun (FCC), parti d'opposition dirigé par l'Honorable NINTCHEU Jean Michel, a publié un communiqué retentissant daté du 4 novembre 2025, dénonçant avec la plus grande fermeté la situation politique et sécuritaire qui prévaut au Cameroun. Intitulé « Le Cameroun traverse une période cruciale de son Histoire », le texte intervient dans un contexte de forte contestation suite à l'élection présidentielle d'octobre 2025, dont l'issue a été vivement remise en cause par l'opposition, qui revendique la vérité des urnes.

Le FCC met en lumière ce qu'il qualifie d'« heures sombres » pour la nation, caractérisées par la répression violente des manifestations pacifiques par les forces de sécurité et des milices. Le parti déplore que des citoyens « sans armes sont arrêtés, torturés, voire pour certains tués pour avoir exercé leur droit à la liberté d'expression et de manifestation », des droits pourtant garantis par la Constitution et les instruments juridiques internationaux ratifiés par le pays. Cet usage excessif de la force constitue, selon le FCC, une grave violation des droits humains.

Le communiqué relève plusieurs cas jugés emblématiques de cette escalade de la tension. Parmi les faits rapportés, le FCC cite l'interpellation et l'emprisonnement de plusieurs leaders de l'opposition, dont des personnalités éminentes comme le Président national du MANIDEM, M. Anicet EKANE, et le Président national du Forum Républicain, M. Parfait MBVOUM.

D'autres cas d'arrestations, de déportations et de détentions dans des conditions jugées inhumaines sont évoqués, sans compter les « dizaines de tués ou disparus » parmi les manifestants. Plus alarmant encore, le FCC dénonce l'existence de milices en constitution financées par le régime, suggérant une dérive vers la violence paramilitaire.

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En réponse à cette situation, le Front pour le Changement du Cameroun exige la libération inconditionnelle de toutes les personnes détenues, le retour immédiat des militaires dans leurs casernes et la dissolution des milices illégales. Le FCC lance un appel solennel à l'Organisation des Nations Unies (ONU), à l'Union européenne (UE), à l'Union africaine (UA) et aux organisations internationales de défense des droits humains.

Il leur demande de prendre position clairement contre ces « exactions inadmissibles » et d'exiger des enquêtes indépendantes sur les violences commises envers les manifestants désarmés. Le parti exprime enfin sa solidarité indéfectible envers le peuple camerounais et salue leur courage dans la quête de justice et vérité.

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