Sénégal: Le Président Faye au SIM Sénégal 2025 - « Nous voulons bâtir des industries de transformation robustes »

4 Novembre 2025

Le Sénégal veut bâtir des industries de transformation robustes, capables de raffiner, de valoriser et d'intégrer ses minerais dans les chaines de valeur nationales, africaines et mondiales. C'est ce qu'a soutenu mardi le chef de l'État, Bassirou Diomaye Faye, lors de la cérémonie d'ouverture du Salon international des mines du Sénégal (SIM Sénégal 2025).

La vision du gouvernement du Sénégal, traduite dans l'Agenda de transformation économique 2050, consacre les ressources minérales comme des leviers stratégiques au service de la souveraineté économique et de la résilience sociale, mais aussi de la durabilité.

« Nous voulons transformer le secteur minier en moteur de diversification, de stabilité et de prospérité au service de toutes les générations. Il ne s'agit plus seulement d'extraire nos richesses. Mais, de leur faire parler le langage du progrès, de la connaissance et du bien-être collectif », a affirmé le président de la République, Bassirou Diomaye Faye.

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Présidant la cérémonie d'ouverture de la 8e édition du SIM Sénégal qui se tient du 4 au 6 novembre 2025, le président Faye a signalé que la souveraineté économique qui intègre les impératifs d'équité, de justice sociale et d'inclusion ne saurait se limiter à l'exploitation de matières premières.

« Nous voulons bâtir des industries de transformation robustes, capables de raffiner, de valoriser et d'intégrer nos minerais dans les chaînes de valeur nationales, africaines et mondiales », a-t-il indiqué.

Par ailleurs, il reconnaît que la gouvernance du secteur minier doit incarner l'exemplarité. Elle doit reposer sur des principes fondamentaux que sont : la transparence dans les processus, la traçabilité des flux financiers et l'orientation stratégique des revenus vers les priorités nationales, notamment en matière d'infrastructures, de formation et d'inclusion territoriale.

Inscrire les activités minières sous le sceau de la transparence

Sur ce, il notifie que l'État entend faire du secteur minier un modèle de bonne gouvernance où chaque contrat, chaque investissement, chaque retombée est placé sous le sceau de la transparence, de la redevabilité et de la responsabilité.

D'ailleurs, rappelle-t-il, c'est dans cette optique que l'État a engagé une révision du Code minier avec pour objectif d'instaurer une fiscalité plus équitable adaptée aux réalités du secteur et de garantir une redistribution plus juste des richesses issues de l'exploitation minière.

Cette réforme ambitieuse répond, selon le président de la République, à une exigence morale et républicaine : faire du secteur minier un pilier du développement durable, de la cohésion sociale et de la confiance entre l'État, les investisseurs et les citoyens.

« C'est dans cette perspective que la pleine réussite de notre ambition économique reposera sur l'engagement responsable et éthique des opérateurs miniers. Les entreprises minières doivent être des partenaires du progrès et non des simples exploitants de ressources », a-t-il affirmé.

Prendre en compte les préoccupations des populations locales

Il est donc impératif, selon le président Bassirou Diomaye Faye, que les activités minières s'inscrivent dans une logique de conformité aux standards internationaux les plus exigeants en matière de protection de l'environnement, de santé, de sécurité au travail, de droits humains et de responsabilités sociétales d'entreprise.

« À ce titre, aucune mine, ne doit prospérer là où l'humain décline. Et aucun projet ne doit se développer au détriment des générations futures. J'invite également les opérateurs à renforcer leur ancrage territorial, en intégrant de manière proactive les préoccupations des communautés impactées », a-t-il relevé.

Pour le chef de l'État, cela suppose une concertation permanente avec les parties prenantes locales, une transparence accrue dans la gestion des retombées économiques et la mise en oeuvre de programmes de développement adaptés, inclusifs et durables.

« Il ne serait acceptable que les investissements prospèrent dans les zones où les populations locales riveraines demeurent dans la précarité la plus complète », a-t-il dit.

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