À l'occasion de la Journée internationale de la démocratie, une journée parlementaire consacrée à la planification et à la budgétisation sensible au genre (PBSG) s'est tenue ce mardi 4 novembre dans la salle des plénières de la Commission économique, financière et de Contrôle budgétaire (ECOFIN) de l'Assemblée nationale à Kinshasa.
L'événement organisé par ONU-Femmes, le PNUD, la MONUSCO, en collaboration avec les commissions ECOFIN, CB et celle de l'Égalité des chances de l'Assemblée nationale, a été salué par les parlementaires.
Dans son discours d'ouverture, l'honorable Guy Mafuta Kabongo, président de la Commission ECOFIN, a salué l'appui des agences onusiennes pour leur engagement dans le renforcement des capacités des députés sur les enjeux de la PBSG. Il a souligné que :
« La démocratie ne se limite pas aux textes, mais se mesure à la manière dont les politiques publiques répondent aux besoins réels de tous ».
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Il a appelé ses collègues à repenser la dépense publique, à évaluer l'impact de chaque franc budgétisé sur la vie des femmes et des hommes, et à veiller à une répartition équitable des ressources.
Objectifs et thématiques abordées
Quatre axes majeurs ont structuré les échanges, animés par des experts de l'ONU-Femmes, du PNUD, de la MONUSCO et du COREF :
Le rôle des commissions parlementaires dans l'intégration du PBSG tout au long du cycle budgétaire
Le budget axé sur les résultats de développement et de paix
La gestion axée sur les résultats (GAR) dans les commissions économiques et financières
Le rôle du Parlement dans le financement et le suivi de l'agenda « Femmes, Paix et Sécurité »
Un dialogue riche et engagé
Les députés ont soulevé plusieurs préoccupations concrètes :
Comment opérationnaliser la PBSG dans les textes budgétaires ?
Quels indicateurs de suivi adopter ?
Comment étendre ces pratiques dans les provinces ?
Quel appui attendre des partenaires pour renforcer la sensibilisation locale ?
Une clôture sur une note d'engagement
Emna Zghonda, représentante d'ONU-Femmes, a salué la volonté politique du président de l'ECOFIN d'organiser cette activité au sein même du Parlement, à un moment stratégique où le budget national est en examen.
La journée s'est conclue sur un appel à poursuivre la réflexion et à renforcer la collaboration interinstitutionnelle, afin de faire de la budgétisation sensible au genre un véritable levier de développement inclusif en République démocratique du Congo.