Le Sénégal occupe désormais une place de choix au sein de la francophonie scientifique. Le Recteur de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), le Professeur Alioune Badara Kandji, a été élu hier, mercredi 5 novembre président du Conseil d'administration de l'Agence universitaire de la francophonie (AUF).
Son élection est intervenue lors de l'Assemblée générale de l'AUF, organisée à Dakar du 3 au 6 novembre, en marge de la Semaine mondiale de la francophonie scientifique. Candidat unique à ce poste, le Pr Kandji succède au Roumain Pr Sorin Mihai Cîmpeanu, qui vient d'achever deux mandats de quatre ans à la tête de l'institution.
Dans sa première déclaration en tant que président élu, le Pr Alioune Badara Kandji a exprimé sa fierté et sa détermination à poursuivre l'oeuvre de ses prédécesseurs, en particulier Léopold Sédar Senghor, tout en rendant hommage à l'héritage du Sénégal dans la francophonie.
« Je vous remercie avec fierté et honneur de la confiance placée en moi. Je voudrais remercier toute la communauté francophone qui m'a choisi pour présider l'Agence universitaire de la francophonie. Je vais oeuvrer de toutes mes forces pour ne pas décevoir les espoirs qui ont été placés en moi », a-t-il déclaré.
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Le nouveau président a souligné l'importance de renforcer la formation, la recherche et le financement scientifique, en particulier dans les pays du Sud. « Il s'agira de travailler pour notre communauté sur les questions de formation, de recherche et de financement. Nous devons produire davantage de scientifiques pour soutenir le développement de nos pays », a-t-il insisté.
Le Pr Kandji a également lancé un appel appuyé aux États membres pour qu'ils contribuent davantage au financement de l'AUF, rappelant que seuls 13 pays sur 118 participent actuellement au budget de l'organisation. « Il n'est pas normal que sur 118 pays, seulement 13 contribuent au financement de l'AUF. Les États doivent comprendre que tout ce que fait l'agence s'inscrit dans les politiques publiques d'éducation, de formation et de recherche », a-t-il plaidé.
Reconnaissant les défis économiques mondiaux qui affectent la coopération universitaire, il a invité les autorités à « mettre la main à la poche » pour soutenir une institution essentielle au rayonnement scientifique et académique de la francophonie.
En conclusion, le président fraîchement élu a réaffirmé son engagement à renforcer la visibilité et l'impact international de l'AUF : « Le travail a déjà commencé. L'agenda est défini. Nous allons nous retrousser les manches pour que l'AUF continue de rayonner sur le plan international ».