Ile Maurice: Deux ans après l'effondrement du mur, l'école attend toujours

Promesses, relances et renvois de responsabilités... le mur derrière l'école primaire de Richelieu reste à terre depuis plus de deux ans, malgré l'inquiétude des parents et la mise en danger des élèves.

Il s'était effondré il y a un peu plus de deux ans. Depuis, il n'a toujours pas été reconstruit. Et les élèves continuent de jouer à quelques mètres d'une zone devenue dangereuse, surtout pendant les pluies.

Les membres de la Parent-Teacher Association (PTA) se battent depuis le début pour que la situation évolue. Ils avaient d'abord rencontré à plusieurs reprises la députée d'alors, Dorine Chukowry, qui leur avait assuré que le dossier avait été transmis au ministère de l'Éducation. Mais sous l'ancien régime, le ministère avait renvoyé la balle à la Road Development Authority (RDA), expliquant que la réparation ne relevait pas de ses services.

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La RDA, de son côté, promettait d'intervenir... une fois ses travaux à Chebel terminés. Puis, plus rien. «Cela devenait dangereux pour les enfants, surtout pour les classes des Grades 1, 2 et 4», déplore un parent d'élève. Après plusieurs mois d'attente, la RDA a finalement indiqué qu'elle n'avait pas les fonds nécessaires et que la responsabilité revenait au ministère de l'Éducation. Résultat : chacun s'est renvoyé la balle et le mur de Richelieu est resté en ruine.

En novembre 2024, le changement de régime avait pourtant redonné espoir. Plusieurs candidats avaient effectué une visite du site avant les élections, promettant d'en faire une priorité. Mais une fois élus, le discours a changé : le gouvernement a parlé de «caisse vide», repoussant encore les travaux. Le ministère de l'Éducation a alors assuré qu'il faudrait attendre le Budget national. Pourtant, même après sa présentation en juin dernier, aucune avancée n'a été constatée. Le junior minister à la Sécurité sociale et à la Solidarité nationale, député de la circonscription n°1, avait également promis une visite sur place. Là encore, aucune suite n'a été donnée.

Contacté par téléphone, Patrick St Pierre, attaché de presse du ministre de l'Éducation, confirme que le dossier est sur la table : «Nous sommes au courant de cette situation. C'est un des projets prioritaires, mais nous devons attendre l'allocation budgétaire du gouvernement.» Interrogé sur le calendrier, il reste prudent : «Je ne sais pas quand exactement les travaux pourront commencer.»

Les parents ne perdent pas espoir. Malgré la lassitude, les membres de la PTA veulent y croire. «On espère vraiment que les promesses seront tenues et que d'ici la rentrée 2026, les enfants pourront rejouer tranquillement derrière l'école, en toute sécurité», confie un représentant de la PTA. En attendant, le mur effondré de Richelieu reste le symbole d'un dossier coincé entre administrations, promesses et lenteurs budgétaires.

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