Afrique de l'Ouest: Réseaux sociaux et chaos informationnel - Le cocktail explosif ouest-africain

7 Novembre 2025

Dans son édition de vendredi, le journal Imagine Demain tire la sonnette d'alarme sur un phénomène devenu omniprésent et de plus en plus structurant : la désinformation.

"Dans un monde saturé de flux numériques, la désinformation n'est plus un simple bruit de fond. Elle est devenue une arme stratégique, une fabrique d'instabilité et un révélateur de nos vulnérabilités collectives", écrit le journal.

Un constat qui prend une acuité particulière en Afrique de l'Ouest, où les institutions démocratiques encore en consolidation doivent faire face à un double défi : l'hyperconnexion d'une jeunesse avide d'informations, et la prolifération de contenus trompeurs, souvent manipulés à des fins politiques ou idéologiques.

Le journal met en lumière un clivage grandissant entre la rapidité de diffusion de fausses informations sur les réseaux sociaux et la lenteur des mécanismes institutionnels de régulation ou de réponse.

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Une asymétrie qui fragilise davantage des sociétés déjà exposées à l'instabilité, aux discours haineux et aux ingérences extérieures. "Imagine Demain" évoque également le rôle actif que joue la désinformation dans la défiance vis-à-vis des autorités, des médias traditionnels et même des processus électoraux.

De plus en plus, les fausses nouvelles participent à créer un climat d'anxiété collective, parfois même de panique, nourrissant la polarisation sociale et minant le vivre-ensemble.

Pour le journal, comprendre les ressorts, les effets et les acteurs de la désinformation est devenu une urgence, non seulement pour la démocratie, mais aussi pour la sécurité régionale. Il appelle à une mobilisation des États, des médias, de la société civile et des plateformes numériques afin d'endiguer cette menace silencieuse qui sape peu à peu les fondements des sociétés africaines.

Une analyse lucide et documentée qui invite à une réflexion profonde sur les vulnérabilités informationnelles du continent et sur la nécessité de bâtir une culture numérique critique et résiliente.

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