Afrique: Ports africains de Bolloré - Vers un procès, après la validation de la procédure par la Cour d'appel de Paris

Vincent Bolloré devrait, sauf surprise, être jugé en France pour « corruption d'agent public étranger » au Togo et en Guinée, dans l'affaire de l'attribution des ports de Lomé et Conakry, entre 2009 et 2011. Le milliardaire français avait contesté le réquisitoire définitif du Parquet national financer, mais la Cour d'appel de Paris a refusé d'annuler la procédure, se bornant à supprimer certaines pièces du dossier.

La chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Paris a largement rejeté les demandes de Vincent Bolloré, qui contestait les faits et sa mise en examen pour corruption d'agent public étranger. Les avocats du milliardaire avaient déployé toute une série d'arguments : indisponibilité de la défense, complexité du dossier nécessitant un renvoi, saisie de la Cour européenne des droits de l'homme par le milliardaire...

La Cour d'appel a uniquement accepté de supprimer certaines pièces du dossier qui avaient alimenté la procédure de « reconnaissance préalable de culpabilité », par laquelle Vincent Bolloré avait tenté d'échapper au procès pénal en payant une amende, mais que le tribunal avait refusé d'homologuer.

Seul un pourvoi en cassation pourrait annuler toute la procédure

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Cette affaire des ports africains traîne depuis des années. Bolloré est soupçonné d'avoir obtenu la gestion des ports de Lomé et de Conakry en échange de ristournes offertes par Havas, autre filiale du groupe, sur les conseils en communication dispensés à Faure Gnassingbé et Alpha Condé, en prévision des présidentielles de 2010 au Togo et en Guinée.

Désormais, seul un pourvoi en cassation, déjà annoncé par la défense du milliardaire, pourrait annuler toute la procédure, lancée en 2013.

Les associations anti-corruption Sherpa et Anticor se félicitent de cette nouvelle victoire. « Le procès aura lieu, n'en déplaise à M. Bolloré », anticipe Maître Alexis Ihou, l'avocat des candidats malheureux à la présidentielle togolaise de 2010, Agbéyomé Kodjo et Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson.

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