Le doyen des juges d'instruction du Tribunal de Grande instance hors classe de Dakar a délivré une ordonnance de non-lieu en faveur des hommes d'affaires Moustapha Ndiaye, Rayan Hachem et Mohamed Dieng, mis en cause dans la gestion et la distribution des sacs de riz destinés à l'aide alimentaire pendant la pandémie de Covid-19, à la suite du rapport de la Cour des comptes sur la gestion du Fonds Force Covid-19. Cette décision, rendue ce vendredi 31 octobre, marque un revirement majeur dans ce dossier qui avait défrayé la chronique et provoqué de vives réactions dans l'opinion publique.
Revirement spectaculaire dans l'affaire du Fonds Force Covid-19. Le doyen des juges d'instruction du Tribunal de grande instance hors classe de Dakar a prononcé, ce vendredi 31 octobre, un non-lieu en faveur des hommes d'affaires Moustapha Ndiaye, Rayan Hachem et Mohamed Dieng, cités dans la gestion et la distribution du riz destiné à l'aide alimentaire durant la pandémie de Covid-19. Cette décision marque un tournant dans cette affaire qui avait animé le débat public en 2023, à la suite du rapport explosif de la Cour des comptes sur la gestion du fonds de riposte et de solidarité nationale.
A noter que le parquet serait contre cette décision et attendre de mettre son véto.
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Selon ce rapport, plusieurs irrégularités auraient été relevées dans la passation et l'exécution des marchés publics. A la suite de ce rapport de la Cour des comptes, les trois hommes d'affaires avaient été pointés du doigt par la Division des enquêtes criminelles (DIC) pour des faits présumés de détournement de deniers publics et de faux en écriture de commerce et privé, dans le cadre d'une commande de 30.000 tonnes de riz, d'une valeur estimée à 2,75 milliards de FCFA.
Lors de leur audition devant le juge d'instruction au mois d'avril dernier, Moustapha Ndiaye avait déposé une caution de 750 millions de francs CFA, dont 125 millions avaient servi à couvrir celle de Mohamed Dieng, tandis que Rayan Hachem avait versé 1,825 milliards de F.CFA. Ces montants avaient permis aux trois mis en cause d'obtenir leur liberté conditionnelle.
Il faut toutefois préciser que ce non-lieu ne concerne pas Aliou Sow, ancien directeur administratif et financier du ministère du Développement communautaire, de l'Équité sociale et territoriale, et son ex-patron, Mansour Faye, beau-frère de l'ancien président de la République qui a récemment bénéficié d'une liberté provisoire.