Ile Maurice: Les déboires de «Mamy» - Va-et-vient entre cellule et lit d'hôpital

La journée d'hier a offert un nouvel épisode dans la saga, qui entoure Mamy Ravatomanga, où la frontière entre détention et prise en charge médicale semble se résumer à un va-et-vient en compagnie des enquêteurs de la Financial Crimes Commission (FCC).

Tout commence tôt hier matin : l'homme d'affaires quitte l'unité de soins intensifs de l'hôpital Jeetoo, où il était admis dans la Coronary Care Unit depuis la veille, pour être transféré au Vacoas Detention Centre. Une étape importante, après sa comparution en cour le jeudi 6 novembre, dans l'enquête de la FCC sur ses mouvements financiers présumés.

À peine arrivé à Vacoas, Ravatomanga aurait fait un malaise. Mais c'est la suite qui va créer la polémique : son médecin personnel et deux praticiens de la clinique Premium Care, n'auraient pas été autorisés à entrer dans le centre de détention pour assurer la continuité des soins. Une situation qualifiée d'«incompréhensible» dans son entourage médical et par ses avocats, d'autant plus que la défense insistait depuis la veille sur son état cardiovasculaire fragile.

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Face à l'urgence, les autorités ont fini par autoriser son transfert vers l'hôpital Victoria, à Candos. L'homme d'affaires a donc été admis en fin d'après-midi. à la Cardiac Unit pour observation, cette fois sous la supervision conjointe de son médecin traitant, du personnel hospitalier et de la police.

Cette journée mouvementée illustre une nouvelle fois la tension constante entre la réalité médicale du prévenu et les impératifs de la procédure pénale en cours par rapport à sa résistance à dormir dans une cellule, une dynamique qui, visiblement, n'est pas près de s'apaiser.

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