Lors de ce rassemblement politique tenu samedi 8 novembre, baptisé Téra meeting, Ousmane Sonko a livré un discours aux accents souverainistes, affirmant la détermination du Sénégal à « préserver sa dignité » plutôt qu'à céder aux exigences du Fonds monétaire international (FMI). Devant une foule compacte réunie sur le parking du stade Léopold Sédar Senghor, le président du parti Pastef et Premier ministre a révélé les coulisses des récentes négociations économiques avec l'institution financière internationale.
« Les discussions avec le FMI ont été ardues. Ils nous ont proposé une restructuration de la dette, ce qui reviendrait à reconnaître un défaut de paiement, autrement dit à déclarer le Sénégal en quasi-faillite », a-t-il expliqué. Selon le Premier ministre, le gouvernement a catégoriquement rejeté cette option, jugée humiliante pour la nation. « Nous avons répondu que nous ne voulons pas de restructuration. Nous préférons être un pays digne et fier », a martelé Sonko, sous les acclamations de ses partisans.
Le chef du gouvernement a tenu à rassurer l'opinion publique sur la solidité financière du pays, précisant que la dernière mission du FMI à Dakar s'était achevée « dans un climat de confiance mutuelle ». Il a, par ailleurs, dénoncé les tentatives de l'opposition d'instrumentaliser les difficultés économiques : « Certains veulent faire croire que nous allons ruiner les Sénégalais par les impôts. C'est faux. Nous n'avons touché à aucune taxe sur les produits essentiels : l'eau, l'électricité, le riz ou le sucre. »
Ousmane Sonko a mis en avant la politique de rigueur budgétaire qu'il entend poursuivre. Selon lui, le budget 2026 a été revu à la baisse dans plusieurs secteurs non prioritaires : « Nous avons réduit drastiquement les dépenses liées aux séminaires, aux ateliers, aux voyages et à l'achat de véhicules. » Un comité budgétaire est en préparation pour identifier de nouvelles marges d'économie.
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Concluant son discours, le leader du parti Pastef a de nouveau appelé les Sénégalais à la patience et à la résilience : "Nous devons consentir des sacrifices pendant deux à trois ans pour redresser durablement notre économie." Un message d'austérité, mais aussi de confiance en la capacité du pays à se relever sans renoncer à sa souveraineté.