Dakar — L'Université Cheikh Anta Diop de Dakar abrite le 22ème Concours d'agrégation en Sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion 25 ans après avoir accueilli la dernière session du Conseil africain et malgache pour l'enseignement supérieur (CAMES).
"Le Conseil africain et malgache pour l'enseignement supérieur (CAMES) en confiant à l'Etat du Sénégal l'organisation de la 22e session du concours honore notre pays et son écosystème d'enseignement supérieur", a dit le ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, Pr Daouda Ngom, lundi, lors de la cérémonie d'ouverture.
La confiance exprimée par le CAMES à l'endroit du Sénégal témoigne, selon le ministre, de la "vitalité et de la pérennité de notre diplomatie académique".
"Une des singularités de l'université sénégalaise réside dans sa généalogie africaine. De l'école africaine de médecine de Dakar en 1917 à l'université de Dakar en 1957, actuelle université de Cheikh Anta Diop de Dakar, en passant par l'institut de hautes études de Dakar en 1950, l'université sénégalaise, dès ses origines, a été toujours contemporaine et africaine", a souligné le ministre.
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En effet, a-t-il rappelé, c'est à l'université de Dakar qu'une bonne partie de l'élite scientifique, intellectuelle et politique africaine postindépendance a fait ses humanités.
Cette histoire africaine de l'université sénégalaise, cette tradition d'hospitalité, demeure une actualité, a souligné M. Ngom.
"Par sa quête constante de qualité, le concours d'agrégation s'inscrit pleinement dans la mission de l'université centrée sur la recherche et l'innovation", a-t-il ajouté.
C'est pourquoi, a précisé le ministre, son département accorde "une attention soutenue à la promotion de la recherche, à la formation des formateurs et au renforcement de la qualité académique, piliers essentiels du développement de notre enseignement supérieur".
"A travers le concours d'agrégation, l'université fait l'éloge de l'excellence et rend hommage au mérite. C'est dans cette perspective que l'agrégation a été conçue dans l'héritage universitaire français comme un accélérateur de carrière, en ce qu'elle permet à un impétrant de disposer d'une économie de temps dans son parcours de graduation", a-t-il rappelé.
Depuis 1983, date de sa première tenue, le concours d'agrégation des sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion n'a cessé d'être le cadre stimulant de promotion des enseignants-chercheurs et chercheurs de notre espace, a rappelé le Président par intérim du Comité Consultatif général du CAMES, Pr Gérard Gresenguet.
"Quarante-deux années après sa création, le recrutement d'acteurs de l'enseignement et de la recherche reconnus sur le plan international, aux compétences pointues, représentant une fierté pour notre continent, est plus que jamais d'actualité", a-t-il souligné.
Pour cette 22e session, 215 candidats venus de 12 pays de l'espace CAMES ont pris part à la compétition du 18 au 28 octobre 2025, avec la première épreuve exclusivement en ligne dédiée aux titres et travaux, a expliqué Pr Gresenguet.
A son terme, ce sont 113 candidats qui ont été jugés sous-admissibles, soit un taux global de 52,56%.
Les candidats sous-admissibles se répartissent comme suit : 17 candidats en section droits privés, 24 pour la section droits publics, 5 en section histoire des institutions, 19 candidats en section sciences de gestion et 38 en sciences économiques.
En sciences politiques, le concours enregistre 10 candidats.
Les candidats viennent du Bénin (10), du Burkina Faso (19), du Cameroun (32), du Congo (01), de la Côte d'Ivoire (7) de la Guinée (3), du Mali (6), du Niger (3), du Sénégal (17), du Tchad (4) et du Togo (11).
Ils seront jugés au cours des 2e et 3e épreuves qui démarrent officiellement ce 10 novembre pour se terminer le 21 novembre 2025.
Au total, 37 membres du jury sont mobilisés pour l'évaluation objective, intègre, rigoureuse et éthique sous le leadership du président coordonnateur des jurys.