La première étape du renouvellement de la Chambre des représentants égyptienne s'est conclue ce mardi 11 novembre 2025 dans quatorze gouvernorats. Ce vote, visant à désigner 568 députés, intervient dans un climat de forte domination politique des formations proches du pouvoir, s'appuyant sur les succès déjà enregistrés lors des élections sénatoriales.
Le premier cycle de scrutin est achevé
Le processus électoral s'est étendu sur 48 heures, couvrant lundi 10 et mardi 11 novembre, et a sollicité l'électorat de régions importantes, notamment Louxor, Guizeh et Alexandrie. Ce vote marque le premier des deux cycles prévus par le calendrier électoral, qui distingue les gouvernorats.
Selon les informations relayées par Africa Radio, le second cycle de ces élections se tiendra les 24 et 25 novembre et concernera notamment les citoyens du Caire. La proclamation des résultats définitifs du scrutin est attendue à l'approche de Noël, soit le 25 décembre.
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Confirmation de la dynamique pro-gouvernementale
Ces élections font suite au vote pour la chambre haute, qui avait été caractérisé par une participation modérée (17 %) mais qui s'était soldé par la victoire nette de la « Liste nationale pour l'Égypte ». Cette coalition englobe une douzaine de partis, dont la formation principale Mostaqbal Watan (Avenir de la Nation), et est considérée par les observateurs comme la grande favorite de ces législatives.
La même source précise que cette même alliance, financée par des figures proches de l'exécutif, bénéficie d'une position privilégiée pour remporter une large majorité des sièges. L'Égypte a opté pour un système de vote mixte : la moitié des mandats est attribuée par scrutin de liste proportionnel, tandis que l'autre moitié revient à des candidats indépendants. La Constitution garantit par ailleurs qu'un quart des sièges soit réservé aux femmes.
Enjeux institutionnels majeurs
Ces législatives revêtent une importance cruciale, car elles représentent la dernière échéance électorale significative avant la fin, en 2030, du troisième mandat du président al-Sissi.
Toujours d'après Africa Radio, le Parlement issu de ce vote jouera un rôle essentiel dans la mise en œuvre de la feuille de route nationale. L'institution législative est en effet un pilier pour la stabilité, surtout depuis les réformes constitutionnelles de 2019 qui ont modifié la durée du mandat présidentiel.
Ce renouvellement parlementaire confirme la tendance à une majorité législative solide, offrant au gouvernement la latitude nécessaire pour piloter ses réformes et consolider la stabilité institutionnelle du pays pour les années à venir.