Le projet FAIRE (Formation, Animation, Inclusion, Réseautage et Employabilité) a ouvert, hier lundi 10 novembre, une session de formation de cinq jours au siège de l'ONG Enfance et Paix. Cette rencontre réunit une dizaine d'organisations de la société civile (OSC) issues de la région de Sédhiou autour du renforcement de leurs compétences en matière d'économie sociale et solidaire (ESS). L'initiative est portée par un consortium dirigé par COSPE, en partenariat avec le CASADES, la FAFS et Enfance et Paix, avec l'appui financier de l'Union européenne.
L'objectif affiché est de doter les OSC locales d'outils leur permettant de se restructurer, d'améliorer leur gouvernance et de développer des projets durables au bénéfice des communautés. Le chef du projet FAIRE au Sénégal, Amadou Simporé, rappelle que depuis 2024, un vaste processus de renforcement de capacités est en cours dans les régions de Sédhiou et Kédougou. « Nous avons commencé par une cartographie des organisations actives dans ces territoires, selon une approche inclusive et participative. Elle visait à identifier leurs domaines d'intervention, leurs besoins, et la manière dont elles intègrent les questions de genre, d'emploi des jeunes et d'économie solidaire », explique-t-il.
Selon lui, cette démarche s'inscrit dans une vision globale où l'économie sociale et solidaire se positionne comme un levier d'inclusion, de cohésion territoriale et de durabilité économique. « Le principal enjeu demeure l'employabilité des jeunes, des femmes et des personnes en situation de vulnérabilité. Nous croyons que l'économie solidaire peut non seulement bâtir une économie durable, mais aussi renforcer la cohésion sociale tout en intégrant les droits des femmes et des minorités », soutient M. Simporé.
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Les participants se disent satisfaits de l'expérience. Awa Sané, membre d'une association locale, salue « une formation utile et structurante ». Selon elle, les modules de leadership, de planification stratégique et de brainstorming collectif ont permis de mieux comprendre comment bâtir des organisations solides et viables. « Cela nous aidera à élaborer nos propres plans de développement et à planifier nos activités de manière plus cohérente », confie-t-elle.
Le projet FAIRE accompagne, au total, vingt organisations de la société civile dans les deux régions. Son approche consiste à aider ces structures à identifier leurs priorités, à concevoir des solutions réalistes et ancrées dans leur environnement local, et à les transformer en microprojets viables et éligibles aux appels à projets du programme. Une démarche qui fait de FAIRE non seulement un cadre d'apprentissage, mais aussi un véritable incubateur de développement local et solidaire.