Le ministre de l'Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l'Elevage Dr Mabouba Diagne a présidé hier, lundi 10 octobre, l'atelier de révision de la Stratégie Nationale de Développement de la Riziculture. A cette occasion, il a formulé des recommandations à l'endroit des experts en charge de la révision de cette stratégie.
Le ministre de l'Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l'Elevage, Mabouba Diagne a demandé aux experts en charge de la révision de la stratégie nationale de développement de la riziculture d'intégrer l'industrialisation et la commercialisation dans leur document. Il s'exprimait ainsi, hier, lundi 10 novembre lors de l'ouverture de l'atelier consacré à la révision de cette stratégie.
La stratégie nationale de développement de la riziculture est un document essentiel, dans lequel sont identifiés les besoins de toute la filière riz. Elle planifie aussi la production rizicole entre 2020 et 2030. Selon le ministre, il est nécessaire que les producteurs de riz soient impliqués dans l'attribution des déclarations préalables d'importation de produits alimentaires (DIPA).
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« Si les producteurs ne sont pas autour de la table où on distribue les DIPA, je demeure convaincu que les intérêts des agriculteurs ne seront pas pris en compte à leur juste valeur », a-t-il soutenu. Il a souligné que la formation des agriculteurs, le financement et la mécanisation de l'agriculture, l'assurance agricole et l'implication du secteur privé sont des dimensions importantes de la SNDR.
Selon le ministre, les pouvoirs publics ne doivent plus se contenter d'acheter des machines agricoles et de les distribuer aux coopératives. Il estime que l'implication du secteur privé est nécessaire.« Certains pays, dont le Ghana, le Kenya et le Nigeria, impliquent leur secteur privé dans leur politique agricole », a-t-il relevé. Il a également invité les experts à prendre en compte la digitalisation, les techniques de prévision, l'impact du climat et la reconstitution du capital semencier.
« Au Sénégal, nous devons être plus ambitieux et redoubler d'efforts. La réussite de cette révision dépendra de notre capacité collective à mobiliser les connaissances et les données, à introduire la digitalisation et les techniques de prévision, à prendre en compte l'impact du climat et à reconstruire le capital semencier avec des semences climato-intelligentes », a-t-il recommandé.
Il souhaite que la révision puisse permettre à la SNDR de rendre la filière riz attractive. De son coté, Ibrahima Sall, un représentant de la Coalition pour le développement de la riziculture en Afrique trouve que le Sénégal continue de jouer un rôle de premier plan en matière de production de riz en Afrique. Il souhaite que tous les pays d'Afrique subsaharienne puissent atteindre l'autosuffisance alimentaire, d'ici à 2030, un objectif que la filière riz devrait beaucoup aider à atteindre.