Madagascar: Appui au secteur privé - Des efforts de productivité demandés aux entreprises par le MEF

À la 8e Table ronde économique, le ministre de l'Économie et des Finances, Dr Herinjatovo Ramiarison, a rappelé le rôle central du secteur privé : « sans entreprises, pas de développement, pas de recettes publiques, pas de dépenses sociales ».

Constatant une décennie difficile -- marquée par une croissance insuffisante pour réduire la pauvreté et par un secteur secondaire en repli depuis 2023 -- le ministre de l'Économie et des Finances a présenté les grandes orientations : relancer la productivité, aujourd'hui très en deçà de la moyenne régionale. Selon lui, les soutiens publics -- notamment les exonérations fiscales -- seront désormais mieux ciblés et conditionnés à des critères économiques, afin de stimuler les gains d'efficacité.

Des Assises nationales de la croissance économique sont prévues en décembre ou début janvier pour consolider cette dynamique et renforcer la confiance entre les secteurs public et privé. Pour sa part, l'ambassadeur de l'Union européenne, Roland Kobia, présent à la table ronde, a plaidé pour des « attitudes constructives » et pour la stabilité offerte par l'Accord de partenariat économique, rappelant l'importance du partenariat UE-Madagascar.

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En effet, près d'un quart du commerce extérieur malgache s'effectue avec l'UE, un tiers des exportations est dirigé vers l'Europe et la base d'investissements, d'emplois et de touristes reste majoritairement européenne. Pour les deux parties, il est essentiel de favoriser davantage la liberté d'entreprendre, avec plus de prévisibilité ainsi qu'une sécurité juridique et fiscale renforcée.

Engagements communs

De son côté, le secteur privé répond présent. Le SIM (Syndicat des industries de Madagascar) vise +15% d'investissements, 100 000 emplois en 2 ans et l'accompagnement de 10 000 petites entreprises vers la formalité, à condition d'un cadre simplifié et stable, d'infrastructures fiables (énergie, eau, numérique, routes) et d'un dialogue public-privé suivi d'effets. L'EDBM, pour sa part, annonce la mise en place d'un manuel de procédures pour l'extension portuaire afin de fluidifier les opérations.

Face aux ambitions actuelles, le Dr Herinjatovo Ramiarison a souligné que l'appui de l'État s'accompagne désormais d'exigences de productivité. Pour lui, c'est le levier pour transformer le dialogue en résultats tangibles, conduisant vers la création de valeur ajoutée, d'emplois décents et de croissance durable.

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