Ile Maurice: Emploi à l'île Maurice - Prudence requise face aux agences frauduleuses

Le phénomène des arnaques liées à l'emploi à l'île Maurice ne date pas d'hier. Depuis plusieurs années, des centaines de Malgaches en quête de travail dans cette île voisine se disent victimes d'agences frauduleuses et d'individus opérant aussi bien à Madagascar qu'à Maurice.

L'association Malagasy Miray Hina, regroupant les ressortissants malgaches installés sur place, multiplie les alertes pour mettre en garde les candidats à l'émigration professionnelle. Son président, James Andriamalala, affirme disposer de « certaines preuves tangibles » concernant ces pratiques. Selon lui, la corruption et les recrutements frauduleux doivent être dénoncés sans relâche. Il indique avoir reçu pas mal de signalements lors de la diffusion des vidéos sur ce sujet, mais assure qu'il « dit la vérité et défend les victimes ».

Récemment, 19 Malgaches ont été escroqués. Le président de l'association explique avoir négocié avec l'auteur présumé de l'arnaque, lequel s'est engagé à rembourser un montant total de 9 millions d'ariary. D'autres victimes réclament encore près de 6 millions d'ariary liés à des transactions de vanille. James Andriamalala cite également le cas de Madame Eva, basée à Itaosy. Quinze jeunes recrutés par son intermédiaire n'ont jamais pu rejoindre leur employeur à Maurice, malgré la délivrance de permis de travail et de résidence.

Chacun avait pourtant versé 500 000 ariary. Le président dénonce un système où les recruteurs imposent des frais exorbitants, pourtant les entreprises mauriciennes financent déjà les dépenses liées au passeport et à la visite médicale, évaluées entre 100 et 120 dollars. Un autre nom revient fréquemment : « Ranaina », accusé d'usage de faux documents pour poursuivre ses activités. Plusieurs personnes auraient perdu jusqu'à 2 millions d'ariary dans leurs combines. Bien que traduit en justice, il était acquitté de ses actes.

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Les victimes évoquent des faux papiers, contrats et certificats médicaux. Face à l'ampleur du phénomène, l'association appelle les autorités malgaches à renforcer la sensibilisation des candidats au départ et à lutter contre la corruption dans les ministères concernés. « Je ne suis pas un homme politique, mais je combats pour les Malgaches trompés et pour ceux qui travaillent déjà à Maurice », conclut James Andriamalala.

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