Afrique: Cop 30 / Agriculture et foresterie - La Côte d'Ivoire fière des résultats de sa stratégie bas-carbone

11 Novembre 2025

Le pavillon de la Côte d'Ivoire à la Cop 30 ne désemplit pas. Le 11 novembre, au deuxième jour de l'événement qui se tient à Belém, au Brésil, plusieurs communications ont été consacrées aux avancées climatiques nationales, notamment dans le secteur Agriculture, foresterie et autres affectations des terres (Afat).

Ouverte le 10 novembre, cette édition présentée comme « la COP de l'action » met un accent particulier sur la foresterie. Son organisation à Belém, capitale de la région amazonienne du Pará, en est l'illustration. Signataire de l'Accord de Paris depuis 2015, la Côte d'Ivoire aborde cette COP avec un engagement renouvelé en faveur de la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Les résultats de sa stratégie bas-carbone, articulée autour de mesures visant à réduire significativement les émissions dans les secteurs agricole et forestier, ont été présentés le 11 novembre au pavillon ivoirien. Le directeur général des forêts et de la faune, le conservateur général Lucien Kouassi, a donné le ton en dévoilant des chiffres encourageants.

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« Depuis 2020, les reboisements intensifs sont évalués à 50 000 hectares par an en moyenne. En agroforesterie, près de 200 000 hectares de cacao et de cultures vivrières sont transformés chaque année en systèmes agroforestiers. On note également une baisse des superficies agricoles pratiquant le brûlage à l'air libre des résidus, ainsi qu'une augmentation des superficies rizicoles adoptant des pratiques climato-intelligentes », a-t-il souligné.

Selon Jean-Yves Kpalou, conseiller technique et représentant le ministre des Eaux et Forêts, ces performances traduisent « l'engagement résolu de la Côte d'Ivoire à accroître significativement sa couverture forestière, grâce à des mécanismes diversifiés et complémentaires de restauration du paysage, conciliant efficacité écologique et viabilité socio-économique ».

Le pays entend en effet inverser une tendance de dégradation profonde. Le couvert forestier, qui atteignait 16 millions d'hectares en 1960, est aujourd'hui réduit à environ 3 millions. La Politique forestière adoptée en 2018, en cohérence avec les engagements climatiques nationaux, vise à doubler cette superficie d'ici 2030 pour atteindre 20 % du territoire national. Ces efforts devraient contribuer à une réduction notable des émissions nationales.

« Au coeur de cette dynamique, le ministère des Eaux et Forêts joue un rôle structurant dans le secteur Afat, qui représente à la fois une part importante des émissions et un potentiel considérable de séquestration carbone », a ajouté Jean-Yves Kpalou.

Présent aux échanges, le directeur général d'Expertise France, Jérémie Pellet, a salué les progrès réalisés. « En matière de forêt et d'agriculture, la Côte d'Ivoire a renforcé sa Contribution nationale déterminée grâce à une coordination interministérielle efficace. Expertise France, via le projet Transition bas-carbone, a appuyé le pays pour renforcer son mécanisme de transparence dans les secteurs forestier et agroforestier, en vue de développer durablement cette ressource essentielle qu'est la forêt », a-t-il indiqué.

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