Madagascar: Vente frauduleuse - Des escrocs présumés subtilisent 860 millions d'ariary

Une vente minière contestée, impliquant 860 millions d'ariary et des documents litigieux, fait l'objet d'une plainte pour escroquerie, faux et usage de faux.

Une arnaque de haut vol a été révélée hier dans la capitale. Une société a déposé plainte pour escroquerie, faux et usage de faux, après avoir versé 860 millions d'ariary, soit 30 % du montant convenu, dans le cadre de l'acquisition d'une entreprise d'exploitation de pierres et de son site minier.

Le paiement a été effectué à un groupe d'individus se présentant comme les représentants légitimes de l'entreprise. Selon les plaignants, ces personnes n'auraient jamais été mandatées par les propriétaires légaux.

La supercherie a été découverte après la transaction. Le titulaire légal, actuellement en soins médicaux à l'étranger, et son gérant basé à Madagascar, affirment n'avoir jamais autorisé la vente.

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Liberté provisoire contestée

Une procédure judiciaire a été engagée, entraînant l'incarcération de quatre personnes, dont un agent communal soupçonné d'avoir validé une procuration contestée.

Avant-hier, deux des bénéficiaires présumés de la transaction ont obtenu la liberté provisoire, après plusieurs refus en première instance. Cette décision a suscité des réactions au sein de la société plaignante, qui évoque des signaux laissant penser à des interventions extérieures dans le processus judiciaire.

Une personne se présentant comme haut fonctionnaire à la présidence aurait, selon la partie civile, plaidé en faveur des prévenus en invoquant des liens institutionnels.

La demande d'interdiction de sortie du territoire visant les mis en cause a également été rejetée. Ces éléments nourrissent les inquiétudes de la société acheteuse, qui appelle publiquement la ministre de la Justice à suivre de près le dossier. Elle affirme que certaines des personnes citées auraient déjà été mentionnées dans d'autres affaires sensibles, sans poursuites durables.

Ce litige met en lumière les tensions récurrentes dans le traitement des contentieux économiques complexes et pose la question du rôle des autorités de tutelle dans la garantie d'un cadre judiciaire indépendant et transparent.

« La refondation ne peut coexister avec l'impunité et les ingérences », conclut une source proche du dossier.

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