La cérémonie de clôture de l'édition 2025 du Sila a été présidée par la ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda.
Le rideau est tombé, le 8 novembre 2025, sur la 28e édition du Salon international du livre d'Alger (Sila), consacrant, selon un communiqué officiel du commissariat général, une réussite éclatante : plus de cinq millions de visiteurs, 530 activités culturelles et 260 invités venus du monde entier. Avec pour thème « Le livre, carrefour des cultures », l'événement qui a ouvert ses portes le 30 octobre a offert l'image d'une Algérie rayonnante, ouverte, curieuse et résolument tournée vers la connaissance.
Présidée par la ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, la cérémonie de clôture s'est tenue sous le dôme du Palais des Expositions, en présence d'auteurs, d'éditeurs, de diplomates et de passionnés de lecture. Dans son discours vibrant, la ministre a salué « un public assoiffé de culture » et rappelé que « le livre demeure le souffle vital de la connaissance, creuset essentiel pour l'identité, le dialogue et la paix ». Elle a également insisté sur la continuité du projet culturel : « Le Sila ne ferme pas ses portes, il ouvre de nouveaux horizons pour un voyage continu, celui du livre et de la lecture publique. »
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L'ambassadeur de Côte d'Ivoire en Algérie, Voho Sahi, a été particulièrement actif durant le salon. Entre rencontres avec des écrivains et éditeurs, il a participé à la dédicace du livre « L'Émir Abdelkader, l'homme des valeurs nobles » de Kamal Bouchama, ancien ambassadeur et ministre algérien. Il a également pris part à l'hommage émouvant rendu au journaliste Nordine Azouz, son ami de longue date, ainsi qu'à plusieurs figures littéraires disparues, dont Mohamed Salah Nacer, écrivain et polymathe reconnu.
La ministre Bendouda a profité de la cérémonie pour annoncer la mise en route immédiate des préparatifs du Sila 2026, avec l'ambition d'en faire un événement « plus large, plus rayonnant et plus ancré dans tout le territoire ». Elle a souligné que la culture ne devait pas rester cantonnée à Alger : « La culture n'a pas de géographie. Elle doit atteindre chaque maison, chaque bibliothèque et chaque lecteur. »
Dans un geste symbolique fort, la ministre a terminé sa journée à bord du tramway d'Alger dans le cadre de l'initiative « La rame du savoir », qui vise à rapprocher le livre du public dans les transports et les espaces urbains.
Avec son édition 2025, le Sila s'impose plus que jamais comme un rendez-vous majeur du monde des lettres, un lieu de dialogue et de fraternité intellectuelle. Porté par la ferveur populaire et la diversité des échanges, il a prouvé que le livre demeure un pilier de la liberté et du progrès. En Algérie, la flamme du savoir brûle plus fort que jamais.