Le personnel de l'hôpital Abass Ndao de Dakar a tenu, hier mardi 11 novembre, un sit-in dans le hall de l'établissement pour exiger la régularisation de leur situation administrative. Selon le porte-parole du jour, Arouna Diop, plus de deux cents agents sont concernés par cette démarche, dont quatre-vingts en attente de régularisation pour le mois de janvier 2026.
Les travailleurs, las d'attendre, ont décidé de faire entendre leur voix. « Il existe un personnel dépassant les deux cents agents qui exercent comme contractuels ou prestataires. L'hôpital doit procéder à leur régularisation. Avec la direction sortante, un plan avait été établi pour intégrer quatre-vingts agents en 2025, quatre-vingts autres en 2026 et trente-cinq en 2027 », a expliqué M. Diop.
Il déplore également la précarité financière de l'établissement : « Depuis la dissolution de la Commission urbaine de Dakar, l'hôpital Abass Ndao ne bénéficie plus de subventions. Entre 2015 et 2019, une réunion avait réuni le ministère de la Santé, celui des Finances et la direction de l'hôpital. Il y avait alors été convenu d'octroyer une subvention additionnelle de huit cents millions de francs CFA. À ce jour, cette somme n'a toujours pas été versée. »
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Cette situation, selon les travailleurs, menace la stabilité de l'institution. « Nous lançons un appel pressant aux autorités afin qu'elles viennent en aide à l'hôpital, qu'elles le subventionnent et le soutiennent pour le sortir de cette impasse. Abass Ndao demeure un hôpital de niveau 3, une référence nationale en diabétologie, en ophtalmologie et en maternité », souligne encore le porte-parole.
La tension monte parmi le personnel, qui prévient d'éventuelles perturbations si rien n'est entrepris. « Lorsque des agents attendent leur régularisation sans perspective claire, il faut s'attendre à des mouvements d'humeur. Et dans un établissement public de santé, de tels mouvements ont des conséquences directes sur la population. Les autorités doivent agir pour les éviter », avertissent-ils.
Rappelons que l'hôpital Abass Ndao, classé de niveau 3, relève du même cadre législatif et réglementaire que les autres établissements publics hospitaliers du Sénégal. La présidence de son conseil d'administration est, de droit, assurée par la Ville de Dakar.