Sénégal: A la découverte de l'INPG, un creuset pour la formation d'experts des hydrocarbures

Dakar — L'Institut national du pétrole et du gaz (INPG), situé au Point E, un ancien quartier résidentiel de Dakar, est un creuset pour la formation d'experts des hydrocarbures. Cet établissement matérialise l'ambition du Sénégal de disposer de compétences suffisantes dans le domaine de l'exploitation pétrogazière.

Dans l'immeuble de huit étages qui l'abrite, l'INGP occupe la mezzanine, une partie du rez-de-chaussée, ainsi que les troisième et quatrième étages.

Dans le hall, un agent de sécurité filtre les entrées en exigeant de chaque visiteur la présentation de sa pièce d'identité.

L'équipe de l'Agence de presse sénégalaise est accueillie par Babacar Kébé, responsable de la régulation du contrôle de la qualité à l'INPG, qui lui sert de guide dans ces lieux à l'architecture ultramoderne et au décor épuré.

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Créé en 2017, suite à la découverte d'importants gisements de pétrole et de gaz au Sénégal, l'INPG est investi d'une mission de formation, de recherche et de régulation dans le domaine des hydrocarbures.

En ce lundi de fin octobre, une animation inhabituelle règne sur les lieux qui abritent, pour l'occasion, la cérémonie officielle du lancement d'un programme de formation destiné à 14 techniciens d'exploitation pétrolière et gazière. Lequel programme est financé par Woodside, la compagnie australienne qui exploite le champ pétrolier de Sangomar.

La cérémonie, qui réunit différents acteurs publics et privés du secteur pétrolier et gazier, se déroule dans une salle entièrement équipée de vidéoprojecteurs et de micros.

L'administration de l'INPG se trouve au troisième étage où le visiteur est accueilli dès l'entrée par un homme en tenue complète d'Equipement de protection individuelle (EPI).

"On l'a fait pour vraiment attirer l'attention des gens sur le volet hygiène, sécurité et environnement, parce que l'industrie pétrolière et gazière est un milieu à haut risque, où la sécurité occupe une place centrale. Si vous voyez le bonhomme a un casque, des masques, c'est-à-dire tout le harnais de sécurité", explique M. Kébé, également responsable des formations techniques et gaz à l'INPG.

A l'Institut national du pétrole et du gaz, la devise semble être "la sécurité d'abord" ou "Safety first", comme disent les Anglais.

L'étudiant est donc appelé à très vite se familiariser avec l'idée que tout ingénieur ou technicien est formellement tenu de se revêtir correctement d'un équipement de protection individuelle avant d'entrer au niveau des plateformes offshore et d'intégrer la production. Ces équipements permettent de se protéger en cas d'incident et d'accident en milieu du travail.

Deux tableaux de la même dimension, représentant une plateforme de forage, ornent les lieux. Un poste téléviseur, installé à côté, diffuse en boucle les images de la visite que le président Bassirou Diomaye Faye avait effectuée, le 25 juin 2024, sur la plateforme d'exploitation pétrolière de Sangomar.

L'aile droite du troisième étage mène à une salle multifonctionnelle digitale qui, à l'image de celle de la mezzanine, est également équipée de vidéoprojecteurs, de trois écrans et de micros.

Selon M. Kébé, cette salle est utilisée pour projeter les cours au niveau de l'écran.

"Nous avons aussi la possibilité de tenir des sessions à distance. Les étudiants peuvent suivre les cours à distance, interagir avec les professeurs qui sont à l'Institut français du pétrole (IFP) à Paris, ou aux États-Unis", a-t-il expliqué.

Autrement dit, cette salle multifonctionnelle digitale permet de dispenser des cours aussi bien en présentiel qu'à distance.

Pour répondre à sa vocation, l'INPG dispose d'une salle de simulation de forage, située toujours au troisième étage et équipée de tous les outils nécessaires comme les tiges de forage.

"Ils (les étudiants) seront mis dans les mêmes conditions que si c'était une plateforme en mer pour forer", lance Babacar Kébé, ajoutant qu'après quelques semaines de formation à l'INPG, "les étudiants pourront aller directement au niveau des opérations et appliquer ce qu'ils ont appris ici".

"Les étudiants ne peuvent pas se permettre de faire des erreurs en situation réelle, mais ici ils peuvent faire des erreurs, on les corrige, jusqu'à ce qu'ils atteignent un certain niveau pour pouvoir aller dans le monde du réel", a indiqué M. Kébé.

Il conduit ensuite l'équipe de l'APS à la salle informatique où les étudiants, en plus des cours théoriques, sont appelés à installer des logiciels pour faire des simulations et des calculs. C'est ici également qu'ils effectuent des travaux en groupe comme les projets et autres applications.

L'essentiel de la mission pédagogique de l'INPG se fait au niveau du troisième étage. Les autres niveaux (une partie du 1er et le 4e) étant réservés aux bureaux et à l'intendance notamment.

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