Dans une tribune publiée mercredi, Le Messager s'attaque frontalement au traitement réservé à l'Afrique par les grands médias internationaux.
Derrière le vernis de l'objectivité journalistique, le quotidien dénonce une lecture biaisée et intéressée de l'actualité africaine.
Selon Le Messager, cette couverture médiatique à géométrie variable ne relève pas seulement d'un déséquilibre accidentel. Elle obéit, selon lui, à des logiques de pouvoir, où les intérêts géopolitiques, économiques ou idéologiques priment sur l'éthique journalistique. Résultat : des drames africains passés sous silence, des succès ignorés, et des récits souvent construits à partir de prismes exogènes.
Le journal va plus loin, affirmant que ce qui se joue aujourd'hui sur le continent dépasse le simple cadre de l'information. Il s'agirait d'un combat symbolique : celui de déterminer qui a droit à l'indignation mondiale... et qui doit rester dans l'ombre.
Cette critique rejoint une frustration de plus en plus palpable sur le continent, où l'on dénonce une forme de médiatisation néocoloniale, qui continue d'imposer aux opinions publiques une hiérarchie des souffrances et des priorités.