Cameroun: Présidentielle 2025 - Fraude électorale avérée dans 5 départements clés contre Issa Tchiroma

13 Novembre 2025

L'élection présidentielle camerounaise du 12 octobre 2025 a été le théâtre de vives contestations, et une analyse comparative des procès-verbaux (PV) authentiques jette une lumière crue sur des irrégularités statistiques massives dans des zones stratégiques.

Les chiffres initialement publiés par l'équipe d'Issa Tchiroma Bakary, basés sur les PV des 18 départements, constituent une donnée de référence désormais vérifiée qui expose l'ampleur de la manipulation orchestrée par les organes électoraux.

Cette étude comparative, minutieuse et transparente, révèle une concordance significative sur 13 départements, renforçant la crédibilité des données produites par le camp de l'opposition.

Cependant, c'est l'examen des cinq départements restants qui révèle une fraude électorale ciblée, visant de manière flagrante à combler le déficit de popularité du candidat sortant.

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Les données brutes d'Issa Tchiroma Bakary, qui documentent de manière irréfutable un écart initial en sa faveur, ont été systématiquement ajustées par ELECAM, ses commissions et le Conseil constitutionnel Cameroun. Le but de cette manoeuvre était clair : ajuster artificiellement les résultats pour garantir une avance au président Paul Biya.

L'analyse département par département est éloquente. Dans le Mfoundi, un département clé, les PV initialement attribués à Issa Tchiroma Bakary lui donnaient 57,417 % des voix contre 30,884 % pour Paul Biya.

Les chiffres officiels publiés par le Conseil constitutionnel ont ensuite inversé la tendance, créditant Biya de 45,92 % et réduisant Tchiroma à 43,74 %. Une modification similaire et spectaculaire a eu lieu dans la Menoua, où Tchiroma passait de 68,737 % à 49,49 %, tandis que le score de Paul Biya bondissait de 22,481 % à 43,44 %.

Les départements du Sud, Est, Nord-Ouest, Sud-Ouest et Centre, identifiés comme cruciaux pour l'équilibre des forces ou comme bastions potentiels de l'opposition, ont été la cible principale de cette ingénierie électorale.

Les cas du Lekié, où le score d'Issa Tchiroma a été divisé par deux au profit du candidat sortant (passant de 9,003 % à 4,83 % pour Tchiroma, et de 78,451 % à 91,39 % pour Paul Biya), et du Moungo, dont les résultats ont été significativement altérés, témoignent de l'urgence d'une révision transparente.

Fait notable, les résultats des départements du Grand Nord, probablement en raison de la crainte d'une contestation populaire massive, n'ont pas subi d'altérations significatives.

Face à la gravité de ces écarts et à la concordance des 13 autres départements, il est impératif que les citoyens et les acteurs politiques s'emparent de ces données vérifiées.

Ces chiffres ne sont pas de simples allégations ; ils constituent la preuve d'une manipulation ciblée affectant directement l'expression démocratique. Pour ceux qui cherchent la vérité sur ces élections, l'accès à l'analyse complète des PV est le premier pas vers l'établissement d'une véritable justice électorale.

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