Ile Maurice: Observation des dauphins et des baleines - Un cadre légal jamais appliqué

13 Novembre 2025

La question B/985, soulevée par le député Arvin Babajee, a relancé le débat sur l'avenir des activités d'observation des dauphins et des baleines. Le ministre du Tourisme, Richard Duval, a admis que les Tourism Authority (Dolphin and Whale Watching) Regulations 2012, censés encadrer le secteur, n'avaient jamais été mises en œuvre. Résultat : aucun des 278 bateaux opérant sur la côte ouest n'a obtenu la licence spécifique exigée et tous fonctionnent sur la base d'une simple licence «excursion».

Les raisons de cette impasse remontent à 2012 : refus des assureurs de couvrir la nage avec les dauphins, absence locale de propeller guards, coûts jugés excessifs pour les kits d'oxygène et moyens limités de la National Coast Guard pour faire respecter les distances légales. Cette absence de contrôle a nourri les dénonciations de harcèlement des mammifères marins, de dérives dangereuses et d'offres illégales, notamment la nage avec les baleines, avec des vidéos circulant sur les réseaux sociaux.

Le ministre a expliqué qu'à son arrivée, le gouvernement avait réactivé le dossier via un comité interministériel présidé par le Premier ministre adjoint. Un nouveau règlement est prêt : licence obligatoire, propeller guards, skippers formés et présence d'un sauveteur certifié.

Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn

Les organisations non gouvernementales (Eco-Sud, Marine Megafauna Conservation Organisation, MRU2025) acceptent l'observation des mammifères marins mais réclament l'interdiction complète de la nage. Les opérateurs, regroupés au sein de la Federation of Pleasure Craft Operators, plaident pour le maintien de l'activité avec moins de contraintes. Une réunion de conciliation est prévue aujourd'hui, jeudi. Pour le ministre, il s'agit de transformer le secteur en pilier émergent du tourisme, mais sous un cadre strict.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.