Ile Maurice: Me Urmila Boolell - «Mon client n'a rien à cacher»

14 Novembre 2025

Après 14 jours passés en détention, Me Junaid Fakim, ancien commissaire de la Financial Crimes Commission (FCC), a retrouvé la liberté hier. La cour de Rose-Hill a accédé à sa demande de remise en liberté conditionnelle, moyennant une caution de Rs 500 000 et une reconnaissance de dettes de Rs 1 million. La magistrate a imposé plusieurs conditions strictes à la remise en liberté de Me Fakim. Il devra se présenter quotidiennement au poste de police de Floréal entre 6 heures et 18 heures, et respecter un couvre-feu de 22 heures à 5 heures.

Son avocate, Me Urmila Boolell, a vivement réagi à la sortie de l'audience, dénonçant une affaire «sans fondement concret» et défendant avec fermeté l'intégrité de son client. «Après 14 jours de détention, mon client a enfin obtenu justice», a déclaré Me Boolell devant la cour de Rose-Hill, hier matin. L'avocate de la défense a salué la décision du tribunal, rappelant que «les preuves présentées jusqu'ici ne suffisent pas à justifier une accusation aussi grave».

Selon elle, Me Junaid Fakim, accusé de public official using office for gratification et de breach of confidentiality, dans le cadre de l'enquête visant l'homme d'affaires malgache, Mamy Ravatomanga, a «toujours pleinement coopéré» avec les enquêteurs. «Il a répondu à toutes les questions. Il n'a rien à cacher. Il a dit tout ce qu'il avait à dire», a insisté Me Boolell.

L'avocate conteste fermement les fondements mêmes de l'enquête : «On parle de gratifications, d'argent, d'informations divulguées. Mais où sont les preuves ? Quelle somme aurait-il touchée ? Qu'a-t-il réellement obtenu ? Personne n'a pu répondre à ces questions. Ce dossier repose sur des suppositions.»

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Elle s'étonne également du traitement réservé à son client : «Pour bien plus moins que cela, d'autres n'ont pas subi le même sort. Pourquoi cet acharnement contre lui ? Mon client est aujourd'hui cloué au pilori alors qu'il n'a fait que rencontrer une personne dans le cadre de ses fonctions. Cela ne fait pas de lui un coupable.»

Me Boolell a par ailleurs souligné que la détention prolongée de son client avait nui à sa santé. «Il doit maintenant retourner à la clinique. C'est un homme affaibli qui a été injustement retenu. Il a droit à des soins et à la présomption d'innocence, comme tout citoyen.» Elle a lancé un appel à la raison : «Il ne faut pas être Senior Counsel pour voir qu'il n'y a rien de concret. Mon client mérite un traitement équitable et une enquête fondée sur des faits, pas sur des insinuations.»

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