Un débrayage le mardi 18 novembre 2025 suivi d'une grève totale le lendemain, mercredi 19 novembre, c'est le plan d'action décrété par le G7 face au mutisme du Gouvernement. Il menace également d'aller vers une confrontation ouverte si ses revendications ne trouvent pas de solution.
Le ton se durcit dans le secteur de l'Éducation. Après plusieurs semaines d'attente « sans réaction des autorités », le G7 a décidé de relancer la mobilisation. Dans une déclaration rendue publique, il a décrété un débrayage le mardi 18 novembre 2025 suivie d'une grève totale, le lendemain mercredi 19 novembre. Le G7 fustige « le mutisme et l'inertie » du Gouvernement face à ses revendications, estimant que l'État a choisi de « répondre par le mépris » à ses démarches d'alerte.
Le G7 rappelle qu'il reste intransigeant sur la mise en oeuvre intégrale des accords signés en 2022, parmi lesquels figurent la « révision du statut des décisionnaires », la « fin des surimpositions sur les rappels des enseignants », la « mise en place d'un nouveau système de rémunération corrigeant les iniquités et les injustices salariales » ;
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le « relèvement des budgets des établissements du moyen secondaire et la mise en place de ceux octroyés aux écoles élémentaires » ou encore le « paiement à temps des salaires des enseignants contractuels et des nouveaux sortants des écoles de formation ».
Les syndicalistes exigent également la « révision du décret 2025-1610 du 02 octobre 2025 portant création et fixation des règles d'organisation et de fonctionnement des LYNAQE ainsi que le paiement des indemnités des enseignants y exerçant », «l'académisation de l'examen du BFEM ».
Le ton est désormais à la fermeté. « Si le Gouvernement du Sénégal continue de faire du dilatoire au lieu de trouver des solutions diligentes aux préoccupations relatives au secteur de l'Education et de la Formation, le G7 se réservera le droit d'organiser des actions syndicales de grande envergure et des marches dans toutes les régions du Sénégal », avertit le G7.
Entre accusations de mépris, lenteurs administratives et promesses non tenues, la tension ne cesse de croître. À moins d'un sursaut des autorités, l'école sénégalaise semble s'acheminer vers une nouvelle zone de turbulences.