L'ONG Enda Jeunesse Action, en partenariat avec le Collectif pour la modernisation des daaras (CMD) et plusieurs organisations internationales, a lancé hier, jeudi 13 novembre, à Kaolack, une session de formation de deux jours consacrée à la prévention en santé mentale.
Destinée aux imams et maîtres coraniques de sa zone d'intervention, cette initiative poursuivait deux objectifs majeurs : d'une part, doter ces responsables religieux d'outils leur permettant d'identifier les premiers signaux de détresse psychologique et de prendre les dispositions nécessaires avant un éventuel transfert vers les structures de prise en charge ; d'autre part, faire d'eux de véritables relais communautaires, pleinement préparés à poursuivre les actions de sensibilisation sur la santé mentale auprès des populations.
À travers les sermons dans les lieux de culte et les enseignements dispensés dans les établissements coraniques qu'ils dirigent, imams et maîtres coraniques sont appelés à jouer un rôle central dans la diffusion de messages préventifs. Cette activité s'inscrit dans le prolongement du programme « À l'école en toute sérénité », antérieurement initié par Enda Jeunesse Action, et structuré autour de trois axes, dont celui de la résilience, où le thème « Bien-être mental et islam » occupe une place prépondérante.
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Selon Dominique Ndéki, responsable du bureau Enda Jeunesse Action de Kaolack, « l'islam accorde une importance fondamentale à la sérénité recherchée par les croyants ». Pour cette raison, explique-t-elle, l'organisation a jugé pertinent de former ces leaders religieux, considérés comme des porteurs de voix essentiels, afin qu'ils deviennent les premiers acteurs communautaires à s'approprier la question.
Elle rappelle que la santé mentale constitue désormais une préoccupation universelle, et que l'implication des imams et maîtres coraniques apparaît indispensable pour renforcer la prévention.
Ayant eux-mêmes bénéficié d'une formation au sein de leur organisation, les responsables d'Enda Jeunesse Action ont souhaité mettre en pratique leurs compétences avec cette cible religieuse afin qu'elle puisse appliquer les méthodes de transfert des personnes en détresse vers le centre de bien-être communautaire mis en place. Ce centre pourra ensuite orienter les cas nécessitant une prise en charge spécialisée vers d'autres structures plus adaptées.