Madagascar: Midirama - Des turbulences qui persistent

Quatre semaines après l'investiture de Michaël Randrianirina comme président de la Refondation de la République de Madagascar les turbulences politico-judiciaires continuent de secouer le pays et les nouvelles autorités ont pris un train de mesures pour asseoir leur autorité et pour essayer de satisfaire les besoins (impatients) du pays.

La première de ces mesures est de tenter de sauvegarder et de récupérer ce qui peut l'être encore des avoirs nationaux en promulguant des IST (Interdiction de Sortie du Territoire) une liste de personnalités (hauts responsables étatiques). Puis les limoger et les remplacer ; une sorte spoil-system à l'américaine sauf que les remplaçants n'ont pas encore d'accointances ni entre eux ni avec les dirigeants.

Simultanément, le système judiciaire se met en branle en lançant une série d'actions comme les perquisitions des domiciles des personnes de l'équipe du désormais ex-président. Perquisitions qui, malgré les précautions d'usage sont encouragées et applaudies par une frange de la population mais qui font jaser d'autres. Les uns parlent de chasse aux sorcières d'autres de nécessités d'assainissement vu les malversations constatées.

Comme dans toutes périodes de transitions, surtout brutales comme la nôtre ; chacun voit midi è sa porte.

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La grande surprise nous vient de celle d'où est venue cette crise politique, à savoir la Jirama. Le syndicat du personnel de cette société après une grève « perlée » avec une succession de délestages ; parce que leurs revendications n'ont pas d'échos favorables en est venu à un black-out total dans les grandes villes ; action qui, a provoqué un tollé général. Ils demandent deux choses, à savoir, carrément le renvoi du Directeur général puis l'abandon du projet du changement de statut de la Jirama en société anonyme.

Revendications non valables selon les consommateurs qui disent que les grévistes font preuve de nationalisme primaire, parce que selon eux, avant lui, tous les nationaux ont été remerciés pour manque d'intégrité ou d'abus d'autorité, donc concernant cet Israélien, les grévistes selon toujours de nombreux consommateurs ; ils n'en veulent pas qu'il n'est pas malléable à leur goût. Quant au statut, ce personnel est selon certains est le dernier à bénéficier de l'ancienne mais obsolète de statut d'entreprise socialiste et entendent encore à le garder.

Ceci étant, les guerres en Ukraine et à Gaza sont interminables et semblent inhérents aux humeurs de Trump et de Netanyahou et les observateurs tendent à être blasés de cette situation

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