Ile Maurice: Nasser Beekhy libéré sous caution - «une décision juste»

15 Novembre 2025

La tension est retombée après trois semaines d'incertitude. Arrêté le 24octobre, dans le cadre d'une enquête sensible menée par la Financial Crimes Commission (FCC), Nasser Beekhy a finalement recouvré la liberté hier, vendredi 14 novembre, après sa comparution devant le tribunal de Port-Louis. Sa remise en liberté conditionnelle marque une étape importante dans un dossier où les enjeux judiciaires demeurent considérables.

À sa sortie de cour, son avocat, Me Samad Golamaully, épaulé de Me Ashley Hurhangee, n'a pas caché sa satisfaction. «Nous sommes heureux pour notre client», a-t-il confié, saluant à la fois le travail de la justice et la célérité des enquêteurs de la FCC. Selon lui, cette avancée démontre que le dossier suit désormais un rythme plus soutenu, ce qui est dans l'intérêt de toutes les parties.

L'avocat souhaite désormais que l'enquête soit conclue rapidement. «Si la FCC estime qu'il existe des éléments suffisants, qu'elle porte l'affaire en cour dans les meilleurs délais», a-t-il déclaré. Me Golamaully a également insisté sur la coopération de son client, affirmant que Nasser Beekhy est déterminé à «aider la justice et éclairer la vérité». La suite de sa démarche sera décidée une fois les prochains développements connus.

Pour rappel, l'arrestation de Nasser Beekhy s'inscrit dans le sillage de l'enquête visant l'homme d'affaires malgache Maminiaina (Mamy) Ravatomanga. Les enquêteurs soupçonnent Nasser Beekhy, habitant de Vallée-Pitot, d'avoir accepté d'agir de concert avec David Jean Christian Thomas, proche collaborateur de Mamy Ravatomanga, afin d'approcher un haut fonctionnaire de la FCC dans le but présumé d'influencer le déroulement de l'enquête.

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La cour a toutefois estimé que les conditions étaient réunies pour une libération sous contrôle strict. Une caution de Rs 500000, accompagnée d'une reconnaissance de dette de Rs 1 million, lui a été imposée. S'ajoutent plusieurs obligations :

❚ respecter un couvre-feu de 22 à 5 heures;

❚ se présenter quotidiennement au poste de police le plus proche entre 6 et 18 heures;

❚ et l'interdiction formelle d'entrer en contact avec les témoins du dossier.

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