Le porte-parole de « Sénégal Demain », El Hadj Ibrahima Ndiaye, par ailleurs patron de la première chaîne de télévision privée du Sénégal, 2STV, donne un ultimatum de 100 jours au régime en place, miné par une crise de divergences au sommet de l'État entre le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, et son Premier ministre, Ousmane Sonko, également leader du parti au pouvoir, le Pastef.
Dans une tribune rendue publique hier, dimanche 16 novembre, El Hadj Ibrahima Ndiaye a dénoncé la « paralysie » des activités depuis l'avènement du tandem Diomaye-Sonko à la tête du pouvoir.
Estimant que « depuis deux ans, nous vivons non sous un gouvernement, mais sous une gestion émotionnelle du pouvoir, où tout est affaire de rancoeurs, de règlements de comptes et de calculs politiques », El Hadj Ndiaye prévient que « si le gouvernement persiste dans l'immobilisme, si les deux années qui viennent ressemblent aux deux années que nous venons de vivre, si la rancoeur continue de remplacer l'action, alors Sénégal Demain prendra ses responsabilités ».
« Nous ne laisserons pas ce pays dériver. Nous ne laisserons pas une génération se perdre. Nous ne laisserons pas la rancune gouverner à la place du courage. »,a-t-il insisté.
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
Poursuivant son propos, El Hadj Ibrahima Ndiaye a par ailleurs déploré l'absence de cap clair dans la gestion du gouvernement actuel. En effet, selon lui, « ce gouvernement n'a pas de vision. Il réagit. Il bloque. Il se méfie. Mais il n'agit pas ».
Face à cette situation, El Hadj Ibrahima Ndiaye dit donner au gouvernement un horizon de 100 jours pour « relancer les projets, débloquer l'économie, sécuriser l'emploi des jeunes, pacifier la gouvernance, ouvrir le dialogue, clarifier sa vision pour la nation ». Passé ce délai, le patron de la société anonyme ORIGINES SA, spécialisée dans la production audiovisuelle, prévient qu'il agira « politiquement, démocratiquement, légalement, avec la détermination de ceux qui refusent la chute annoncée ».