Cameroun: Issa Tchiroma - « L'histoire ne se répétera pas », dénonçant un « hold-up électoral » au pays

18 Novembre 2025

La crise post-électorale prend une dimension historique avec la récente déclaration d'Issa Tchiroma Bakary, qui se présente comme le « président-élu légitime » du pays. Dans une lettre datée du lundi 17 novembre, le leader de l'opposition a affirmé avec force que « l'histoire ne se répétera pas », traçant un parallèle entre les scrutins passés et la situation actuelle post-élection du 12 octobre 2025.

Issa Tchiroma énumère une série de victoires prétendument volées au peuple camerounais, depuis celle de l'UPC avant l'indépendance jusqu'aux controverses entourant les élections de 1992 et 2018. Cette rétrospective historique sert à contextualiser sa revendication actuelle et à souligner ce qu'il perçoit comme un schéma récurrent de spoliation de la démocratie au Cameroun.

Concernant le scrutin de 2025, sa rhétorique se fait plus accusatrice. Il dénonce une situation de « hold-up électoral » où « un président est élu, la Constitution est violée, les urnes sont bafouées ». Il ajoute cependant que « cette fois, c'est différent » car l'histoire, selon lui, « ne suit plus un chemin linéaire. C'est une ligne qui avance. Elle ne fera pas marche arrière. »

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Le texte dépeint un sombre tableau de la situation institutionnelle, parlant d'un « otage électoral » où les institutions ont été « militarisées ». Il accuse explicitement le Conseil Constitutionnel de s'être « trahi » et l'ELECAM d'être « sous contrôle ». Le leader de l'opposition estime que « le vrai pouvoir ne réside plus dans les lois mais dans les armes », et que la voix du peuple a été remplacée par un « faux serment, prêté sans honneur devant un peuple qui s'est détourné ».

Cette déclaration est perçue comme un appel à la mobilisation et à la résistance non seulement des citoyens camerounais, mais aussi de la communauté internationale. En s'appuyant sur des références historiques douloureuses, l'opposant tente de légitimer son action et d'accroître la pression sur le régime en place pour la reconnaissance de ce qu'il juge être la volonté populaire. Cette escalade verbale confirme la polarisation extrême de la politique au Cameroun suite à la proclamation des résultats.

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