Dans le cadre des 100 jours du ministre Fassou Théa, le ministère de la pêche et de l'économie maritime a organisé ce mercredi 19 novembre 2025 à Conakry, un atelier de validation du rapport sur la gouvernance du secteur de la pêche en République de Guinée.
Placée sous le haut patronage de la Primature, cette rencontre a connu la présence du ministre directeur de cabinet à la Primature, du ministre de la pêche et de l'économie maritime, de la ministre du Commerce, du préfet maritime, de représentants des partenaires techniques et financiers et de nombreux acteurs de la pêche.
Prenant la parole, M. Fassou Théa, ministre de la pêche et de l'économie maritime a dit que cette rencontre s'inscrit dans une dynamique moderne de gouvernance où la transparence, l'évaluation et la responsabilité publique constituent des valeurs fondamentales.
Elle nous offre l'opportunité d'examiner de manière critique les progrès réalisés, de comprendre les défis persistants et d'éclairer la trajectoire de transformation que nous poursuivons pour le secteur halieutique guinéen.
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
"À ma prise de fonction, nous avons engagé un diagnostic global, structuré, participatif et scientifiquement documenté du secteur. Ce diagnostic s'est appuyé sur des enquêtes de terrain dans les zones de pêche artisanale et industrielle, les centres de transformation, les ports, dans les infrastructures frigorifiques, les postes frontaliers sanitaires, les aires marines et les sites de débarquement. Les équipes techniques ont observé directement les conditions de travail des pêcheurs, les difficultés de conservation, les pertes post-capture, la vétusté de certaines installations, les défis logistiques des mareyeurs, les conditions de vie des femmes transformatrices et les contraintes des exportateurs", a-t-il indiqué.
Selon lui, ces enquêtes ont été complétées par une analyse documentaire approfondie: examen des accords de pêche, étude des textes juridiques, analyse des données économiques, des performances administratives, revue des systèmes de surveillance maritime, lecture des procédures contractuelles et étude du Plan stratégique halieutique 2023-2027.
"L'ensemble de ce travail a permis de dégager une image précise du secteur: un secteur dynamique, riche en potentialités humaines et naturelles, mais fragilisé par des défis structurels persistants. Parmi ceux-ci, on relève la surexploitation des ressources halieutiques, la faiblesse des infrastructures, la vétusté des ports et des débarcadères, les retards administratifs, l'insuffisance des capacités de surveillance en mer, le déficit de coordination entre services et un niveau insuffisant d'investissement direct", a-t-il précisé.
L'un des constats les plus préoccupants a concerné la gouvernance budgétaire et contractuelle.
"À ma prise de fonction, et à titre illustratif, le Titre IV du budget, dédié à l'investissement affichait un taux de décaissement de seulement 2 %, révélant une situation d'exécution quasi nulle. Nous avons immédiatement engagé une revue complète des dossiers et, sur 47 contrats traités, 44 ont été approuvés par le Ministère de l'Économie et des Finances, soit 93,6 %. Ces contrats sont désormais en cours d'engagement, permettant au département de sortir de l'inertie et de relancer efficacement la mise en oeuvre des investissements prioritaires", a-t-il expliqué.
Dans son discours, Mohamed Lamine Sy Savané, ministre directeur de cabinet à la Primature, cet atelier doit être un moment de vérité, un temps d'écoute et de responsabilité collective.
Pour lui,l il faut permettre à tous les acteurs de construire ensemble une feuille de route qui servirait pour le département de la pêche et de l'économie maritime de jouer pleinement son rôle de premier rang dans l'industrie alimentaire pour le peuple de Guinée.