L'Organisation des planteurs d'hévéa de Côte d'Ivoire (OPHéCI) et l'Agence foncière rurale (Afor ) ont organisé, le 18 novembre 2025 à Abidjan-Cocody, une formation sur les mécanismes de sécurisation foncière rurale , en mettant l'accent sur les procédures d'obtention du Certificat Foncier, un document essentiel pour la sécurisation des terres rurales.
La rencontre a permis de rappeler un enjeu majeur : moins de 10 % des planteurs disposent d'un certificat foncier, alors que les litiges fonciers se multiplient. Dans son allocution, le président du conseil d'administration de l'OPHéCI, Michel Dibi-Koblavi, a lancé un message sans équivoque : « tant que nos terres ne sont pas sécurisées, aucun planteur ne peut se sentir véritablement maître de son avenir. »
Les participants ont suivi cinq modules techniques présentés par Stéphane Loroux, chef de service de la sensibilisation et de la formation initiale et continue à l'Afor et Marceline Aboua, chargée de l'immatriculation qui sont : cadre juridique, procédures classique et systématique d'obtention du certificat foncier, contractualisation , procédure de consolidation des droits concédés et immatriculation.
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Pour Aka Félix, planteur, cette formation apporte enfin des réponses concrètes après plusieurs années de procédure. L'agronome Kouamé N'da Valéry a rappelé que seulement moins de 2 % des terres du pays sont certifiées, alors que le certificat foncier constitue une garantie bancaire et une protection juridique essentielle.
Créée en 2017, l'OPHéCi poursuit ainsi son objectif initial : aider les planteurs à sécuriser leurs terres dans un contexte où 42 à 62 % d'entre eux méconnaissent encore les étapes du certificat foncier.