Au Niger, une position de la gendarmerie a été attaquée le 19 novembre dans la préfecture de Tera, dans l'ouest du pays. De sources sécuritaires, une vingtaine de gendarmes ont été tués, une trentaine d'autres blessés.
Parmi les victimes figure le capitaine qui était à la tête de cette unité. Des véhicules ont été détruits ou emportés par les assaillants. Aucun bilan officiel pour l'instant, mais selon un activiste proche du pouvoir, 56 terroristes ont été tués. L'attaque s'est produite un peu plus d'un mois après le passage dans cette zone du général Tiani.
Des obsèques ce 20 novembre au cimetière musulman de Niamey, la capitale du Niger, en présence des familles, au lendemain de l'attaque qui a visé une position de la gendarmerie près de la localité de Garbougna, dans la préfecture de Tera. Position qui abrite plusieurs dizaines d'éléments des forces spéciales d'intervention rapide.
L'attaque a été revendiquée par le Jnim, le groupe de soutien à l'islam et aux musulmans, proche d'al-Qaïda, l'un des deux groupes actifs dans la zone des trois frontières, aux confins du Niger, du Burkina Faso et du Mali, en plus de l'EIS, l'État islamique au Sahel.
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Une zone qui est régulièrement le théâtre d'attaques, comme celle qui, au mois de juin, avait visé la mosquée de la localité de Manda, dans cette même préfecture, faisant 70 morts.
Tera a reçu le mois dernier la visite du général Abdourahamane Tiani. Dans son allocution, le chef du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) avait alors rappelé l'importance de la mission des forces de défense et de sécurité et salué leurs sacrifices, pour la défense des populations.