Madagascar: Attaques ambohimangakely - Quatre personnes condamnées à des travaux forcés

Sept hommes arrêtés après une série d'attaques nocturnes à Ambohimangakely ont été jugés hier. Quatre ont été condamnés à cinq ans de travaux forcés.

Dans la salle 5 du Palais de Justice d'Anosy, hier, s'est tenu un procès consacré à une série d'attaques nocturnes survenues en avril à Ambohimangakely. Pendant deux heures, le tribunal a passé au peigne fin les faits impliquant sept jeunes accusés.

Quatre d'entre eux ont été condamnés à cinq ans de travaux forcés et un autre à douze mois de prison ferme. Les deux derniers ont été acquittés au bénéfice du doute.

Dès l'ouverture des débats, l'affaire est apparue confuse. Même l'avocate générale s'interrogeait sur la manière dont les sept individus s'étaient retrouvés mêlés simultanément à cette série de vols commis en pleine nuit. Il a fallu reprendre le fil des événements pour éclairer les responsabilités de chacun, déjà détenus préventivement depuis quelques mois.

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Abattus

Selon les débats, en l'absence de deux parties civiles, plusieurs attaques à main armée ont été signalées dans la commune. Deux foyers ont porté plainte. L'une des victimes, employée d'une société de télécommunication, a déclaré que ses assaillants avaient emporté du matériel professionnel ainsi que des biens personnels, dont une télévision. Elle a reconnu certains des bandits qui l'avaient violentée. L'autre plaignant a affirmé que des malfaiteurs avaient pénétré par son portail et dérobé sa moto.

L'enquête des gendarmes a permis d'intercepter deux des accusés, surpris vers 2 heures du matin en train de pousser la moto volée. Ils ont tenté de fuir en abandonnant le deux-roues. Le rapport des bérets noirs indique également que certains auteurs principaux ont dénoncé leurs complices avant d'être abattus lors d'une tentative d'évasion. Les témoignages se sont ensuite multipliés, jusqu'à l'arrestation de l'acheteur de la télévision volée.

La procureure générale a relevé l'absence de pièces à conviction, surtout les armes, alors que les chefs d'accusation incluaient association de malfaiteurs, attaques à main armée, détention illégale d'armes, violences basées sur le genre, recel et complicité.

Finalement, son réquisitoire, soutenu par la défense, a conduit le juge à requalifier les faits. Les attaques à main armée ont été retenues comme des vols nocturnes commis sur les biens d'autrui.

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