Cameroun: Scandale Elecam - 1,2 million de voix volées à Issa Tchiroma selon dDniel Essissima

22 Novembre 2025

L'élection présidentielle du 12 octobre 2025 au Cameroun continue de déchirer le paysage politique national. Alors que le Conseil constitutionnel a proclamé Paul Biya vainqueur pour un huitième mandat, l'opposant Issa Tchiroma Bakary maintient son auto-proclamation et dénonce une fraude à grande échelle. C'est dans ce contexte explosif que Daniel Essissima, fort de la possession présumée d'une majorité des procès-verbaux des 58 départements du pays, lance une accusation sidérante contre l'organisme en charge de l'organisation : ELECAM aurait volé précisément 1 208 657 voix au profit du président sortant.

Selon les affirmations d'Essissima, l'ampleur de la fraude orchestrée par ELECAM dépasse le simple décompte d'erreurs. Il s'agirait d'une manipulation systémique, souvent effectuée en subtilisant des milliers de voix par département. L'exemple du Wouri est frappant : ELECAM y aurait dérobé 16 997 voix à Issa Tchiroma Bakary et des milliers à d'autres candidats, dissimulant ainsi la défaite écrasante de Paul Biya dans ce département, où il n'aurait obtenu que 12,41 %. Ces chiffres, s'ils sont avérés, confirment la thèse selon laquelle le régime en place a recouru à des artifices massifs pour fausser la vérité des urnes et maintenir la continuité du pouvoir.

L'analyse d'Essissima conduit à une réécriture spectaculaire des résultats officiels. En déduisant les 1 208 657 voix volées à l'opposition, le véritable décompte placerait Issa Tchiroma Bakary en tête avec 57,217 % des suffrages, contre seulement 27,446 % pour Paul Biya, qui aurait en réalité obtenu 1 265 522 votes effectifs après correction des manipulations. Plus précisément, 837 113 voix auraient été soustraites au candidat Tchiroma et 371 544 voix aux autres concurrents.

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Cette allégation de détournement de suffrages électoraux massive et ciblée, représentant 26,213 % du total des votes attribués à Biya, met en lumière une crise institutionnelle profonde, où l'organisme électoral est accusé d'avoir agi comme un instrument de fraude politique. Ces données, si elles sont vérifiables, posent la question de la légitimité même du nouveau mandat proclamé et renforcent les appels à une transition politique véritable au Cameroun.

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