Johannesburg (De notre envoyé spécial) - Le Président de la République, João Lourenço, a appelé ce samedi, à Johannesburg (Afrique du Sud), le G20 à un allègement urgent et transparent de la dette insoutenable qui pèse sur plusieurs pays africains.
S'exprimant au sommet du G20 en sa qualité de président de l'Union africaine, il a souligné que la dette, associée à des taux d'intérêt élevés et à des coûts de service excessifs, constitue le principal obstacle à une croissance inclusive et au développement durable sur le continent africain.
L'homme d'État a déclaré que ce fardeau financier compromet des investissements essentiels dans les secteurs de la santé, de l'éducation et de l'adaptation au changement climatique.
João Lourenço a insisté sur la nécessité d'avancer avec des mesures décisives en matière de restructuration de la dette et a rappelé que, le mois dernier, les pays africains avaient approuvé la Position commune africaine sur la dette, fondée sur la Déclaration de Lomé.
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
Le Président de l'UA a également réitéré son appel à une mise en oeuvre plus urgente et transparente du Cadre commun du G20, afin de garantir un allègement substantiel aux pays confrontés à une dette insoutenable.
Le Président a également encouragé le G20 à soutenir la modernisation des pratiques des agences de notation de crédit, dans le but de corriger tout biais et de garantir des évaluations prenant en compte des indicateurs de développement plus complets.
João Lourenço a également souligné que l'Union africaine souscrit pleinement aux recommandations des rapports du Groupe d'experts africains et du Comité extraordinaire d'experts indépendants sur les inégalités de richesse dans le monde.
Il a donc appelé le G20 à traduire les engagements pris en actions concrètes permettant leur mise en oeuvre résolue et coordonnée.
Le Président a réaffirmé l'attachement de l'Afrique au multilatéralisme et a de nouveau défendu la mise en oeuvre des réformes de l'architecture financière internationale.
Il a également insisté sur le soutien apporté au renforcement d'un système commercial mondial fondé sur des règles, notamment par le biais des réformes en cours à l'Organisation mondiale du commerce.
João Lourenço a estimé que le principal obstacle aux ambitions africaines demeure le déficit d'accès au financement.
Dans son discours, le dirigeant africain a salué les progrès accomplis par le G20 grâce à la Feuille de route des banques multilatérales de développement, réformes qui méritent le plein soutien du continent, mais a insisté sur la nécessité d'accélérer la mise en oeuvre de ces initiatives.
À cet égard, il a plaidé pour une augmentation significative et rapide des capitaux disponibles.
Le Chef de l'État a également souligné l'importance de renforcer l'accès au financement en monnaie locale, car cela permet d'atténuer les risques d'investissement et de protéger les économies africaines contre la volatilité externe.
Par ailleurs, il s'est félicité du Cadre d'engagement G20-Afrique, présenté comme un mécanisme clé à moyen terme pour garantir que le soutien du G20 soit coordonné et efficace, notamment en ce qui concerne les projets à fort impact pour le continent.