En Centrafrique, les activités des ONG internationales continuent de se réduire en raison des coupes budgétaires dans leurs finances. La fin de USAID, cette année, conduit à des suppressions de programmes et à plus d'un millier de licenciements, d'autant que la fin de USAID s'accompagne de désengagements d'autres bailleurs.
Sur 23 millions de dollars versés par USAID en 2024, 17 ont disparu des budgets en 2025.
« Entre vingt-cinq et trente de nos membres ont subi des coupes drastiques des financements, dans le cadre de leurs projets et certains devront plier bagage, c'est-à-dire quitter la République centrafricaine et abandonner l'entièreté de leurs projets mais aussi les communautés qu'elles servaient et qui sont et restent dans le besoin », soulignent Marie-Ange Kalenga-Besca, du Comité de coordination des ONG internationales qui regroupe une cinquantaine d'organisations.
Certaines zones ne sont plus accessibles. Les programmes de sécurité alimentaire et de santé sont particulièrement compromis. Plus d'un millier d'employés locaux ont été licenciés et des partenariats avec les ONG nationales, comme l'observatoire centrafricain des droits de l'homme (OCDH), ont été interrompus.
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« Cette décision nous a frappés de plein fouet, parce que lorsqu'on était sur le plan de mettre en place une activité avec la subvention de l'USAID. Nous avons commencé la première étape et puis après, cette décision est arrivée et cela ne nous a pas aidé à apporter ce qu'on devait faire pour la population, notamment, sur la question de l'accès à la justice. Vous savez que notre pays, est un pays en post-conflit avec la justice - on peut le dire - et les gens attendent beaucoup de la justice, surtout à l'intérieur du pays », souligne, de son côté, Evrard Bondade, directeur de l'OCDH.
Comme beaucoup d'acteurs de terrain, Evrard Bondade déplore le désintérêt, voire l'abandon international d'un pays encore fragile.