Cameroun: Elecam - L'analyse secrète révèle la méthode pour truquer les élections de Paul Biya au pays

23 Novembre 2025
opinion

La légitimité des résultats électoraux au Cameroun est de nouveau au coeur d'un scandale massif, pointant du doigt l'organisme ELECAM et le maintien au pouvoir du Président Paul Biya.

Des analyses approfondies des données des scrutins révèlent une méthodologie de fraude électorale qui ne repose pas sur le bourrage d'urnes classique, mais sur une manipulation sophistiquée du taux de participation dans des départements stratégiques. Cette technique, bien que subtile, permet de gonfler artificiellement le score final sans alerter immédiatement les observateurs.

L'étude met en évidence que la clef de voûte de cette opération réside dans la corrélation entre une participation anormalement élevée et l'augmentation disproportionnée des suffrages en faveur du candidat du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC).

Dans les départements considérés comme "normaux", ceux où le taux de participation est proche de la moyenne nationale (historiquement autour de 58% pour la présidentielle de 2018, par exemple), la proportion des votes reste statistiquement cohérente pour tous les candidats. C'est sur cette base que les scrutins sont considérés comme valides.

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Cependant, c'est dans 20 départements identifiés que le mécanisme de vol présumé prend toute son ampleur. Dans ces zones, le taux de participation est artificiellement gonflé au-delà de la moyenne. Le problème est que dans ces mêmes départements, la proportion des votes pour Paul Biya n'est pas respectée, devenant exponentiellement plus élevée, allant jusqu'à 70% ou 90% des bulletins, là où le ratio de référence suggérerait 60%. Cette surreprésentation ciblée est la signature du trucage des résultats.

Parmi les départements incriminés, on retrouve un coeur stratégique dans la région du Centre (Haute Sanaga, Lekié, Mbam Inoubou, Mbam et Kim, Mefou et Afamba, Nyong et Kellé, Nyong et Mfoumou, Nyong et Song), mais aussi des zones clés dans le Nord-Ouest (Mezam), l'Ouest (Hauts-Plateaux, Koung-Khi, Ndé), le Sud (Dja et Lobo, Mvila, Ocean, Vallée du Ntem), le Sud-Ouest (Manyu, Ndian) et l'Est (Haut Nyong, Kadey).

La concentration de ces irrégularités dans le Centre et le Sud, fiefs traditionnels du régime, confirme une stratégie bien rodée visant à sécuriser la victoire par une fraude méthodologique. L'indignation populaire face à ces pratiques et le déni de vérité des urnes continuent de miner la confiance dans le processus démocratique et la stabilité du pays.

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