Burkina Faso: Une unité de production clandestine de sachets plastiques dementelée

23 Novembre 2025

La direction générale de la préservation de l'environnement à travers la Police environnementale a porté un coup à l'industrie du sachet plastique en fermant, dans la nuit du vendredi 21 novembre 2025, une unité de production de sachets plastiques à Sapaga, à quelques kilomètres de Zorgho dans la région du Oubri. La fermeture de cette unité est le fruit des actions de contrôle de la Police environnementale qui travaille sur le terrain pour assurer la mise en oeuvre de la loi 045 sur les emballages et sachets plastiques.

Il était environ 20h30 lorsque les agents de la Police environnementale, conduit par Abou Traoré, Directeur de la prévention des pollutions et des risques environnementaux (DPRE) accompagné par la direction régionale de l'eau et de l'assainissement de l'environnement de la région de Oubri, arrivent sur les lieux. Les portes de l'unité fermées, à vue d'oeil laissaient paraître un lieu sans activités suspectes. Cette apparence était trompeuse car le constat était tout autre. Derrière les murs, une usine de production clandestine tournait en plein régime en dépit de l'entrée en vigueur de la loi 045-2024/ALT du 30 décembre 2024 portant sur les emballages et sachets en plastique au Burkina Faso.

Une loi qui interdit toute production et importation de sachets en plastique. L'usine a été trouvée en flagrant délit de production et d'émission en masse d'emballages et de sachets en plastique. Cette usine fonctionnant pleinement la nuit pensait être à l'abri de tout soupçons, mais c'est sans compter sur la vigilance de la Police environnementale engagée dans cette lutte contre le péril plastique. Tout le système de la chaîne de production a été inspecté par l'équipe du ministère de l'Environnement, de l'Eau et de l'Assainissement. C'est une usine d'une grande capacité qui alimentait donc un circuit de distribution dans les localités environnantes et même à Ouagadougou. L'unité de production a été scellée et les responsables convoqués pour répondre de leurs actes.

Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres

Le message est clair pour tous les acteurs navigant toujours contre la loi en vigueur sur les emballages et sachets en plastique: la santé de la population et la préservation de l'environnement passe avant tout intérêt individuel. C'est un coup d'arrêt pour une usine mais les opérations se poursuivent sur toute l'étendue du territoire par les équipes de la Police environnementale pour s'assurer du respect de la réglementation.

En rappel, la production, l'importation, la commercialisation, le stockage, la détention, la distribution et l'utilisation des emballages et sachets en plastique sont interdits par les dispositions de l'article 04 de la loi 045-2024/ALT du 30 décembre 2024. Leur production et leur importation exposent son auteur à une peine d'emprisonnement de 6 mois à 5 ans et d'une amende de 5 000 000 à 100 000 000 de francs CFA. La commercialisation, le stockage, la distribution exposent son auteur à une peine d'emprisonnement de 6 mois à 3 ans et d'une amende de 5 000 000 à 50 000 000 de francs CFA.

DCRP/MEEA

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.