La Conférence des Parties (COP30) a franchi une étape décisive pour l'intégration du genre dans les politiques climatiques mondiales avec l'adoption du Plan d'action sur le genre de Belém (GAP). ONU Femmes salue cette avancée majeure, qualifiant le document de feuille de route déterminante pour les neuf prochaines années.
Dans un contexte où les effets du changement climatique touchent de manière disproportionnée les femmes et les filles, particulièrement dans les pays les plus vulnérables, ce nouveau plan place explicitement l'égalité femmes-hommes au cœur de l'action climatique. C'est une revendication portée de longue date par les organisations féministes et de défense des droits humains.
« ONU Femmes est prête à travailler avec toutes les Parties pour combler les écarts », a déclaré Sarah Hendriks, Directrice de la Division des politiques, programmes et affaires intergouvernementales. L'objectif est de faire du GAP un instrument opérationnel au service d'une action climatique inclusive et efficace.
Un cadre ambitieux face aux réalités des femmes en première ligne
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Le texte adopté intègre plusieurs dimensions essentielles notamment la santé, fortement impactée par les crises climatiques, la violence à l'égard des femmes et des filles, qui augmente lors des catastrophes et déplacements, la protection des femmes défenseures de l'environnement, la reconnaissance du travail de soins et du besoin de ressources pour une transition socialement juste ainsi que la création d'emplois décents dans les secteurs liés au climat.
Le plan reconnaît également les réalités spécifiques vécues par les femmes handicapées, autochtones, issues de zones rurales et reculées, ainsi que par les femmes et filles d'ascendance africaine.
Le défi déterminant de la mise en œuvre
Si l'adoption du Plan constitue une avancée importante, son succès dépendra avant tout de sa mise en œuvre effective. ONU Femmes souligne la nécessité de moyens financiers définis, de technologies accessibles et d'un renforcement des capacités dans les pays les plus touchés.
Les organisations féministes rappellent que certains plans d'action adoptés lors de précédentes COP ont souffert d'un manque de moyens, limitant leurs effets sur le terrain.
Une avancée importante, mais encore fragile
Le Plan d'action sur le genre de Belém est considéré par de nombreux observateurs comme un outil essentiel pour intégrer le genre dans les réponses aux défis climatiques mondiaux. Reste à voir si les États investissent les ressources nécessaires pour transformer cet engagement politique en résultats concrets pour les millions de femmes et de filles les plus exposées aux effets du changement climatique.