Une vingtaine de professionnels issus du Togo, du Tchad, du Djibouti et de la Côte d'Ivoire participent depuis le 24 novembre 2025 à une formation internationale dédiée à l'entomologie médicale. Organisée par l'Institut Pasteur de Côte d'Ivoire (IPCI), en collaboration avec l'Institut Pasteur (IP) et avec l'appui technique d'Expertise France, cette session se tient jusqu'au 28 novembre dans les locaux de l'IPCI à Adiopodoumé.
Ce premier cours pour techniciens, axé sur les moustiques vecteurs de maladies, marque une étape majeure dans le renforcement des compétences scientifiques en Afrique de l'Ouest. Il s'inscrit dans la mission de formation et de recherche de l'IPCI, qui œuvre aux côtés des autorités sanitaires pour améliorer la surveillance épidémiologique et la lutte contre les maladies vectorielles.
Dans son allocution d'ouverture, le directeur de l'IPCI, Pr Syndou Méité, a salué la présence des délégués des différents pays et rappelé l'importance de ce programme de formation :
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« Ce cours est une initiative essentielle pour renforcer les capacités des techniciens en entomologie médicale, un domaine crucial pour la santé publique en Afrique », a-t-il souligné. Il a également rappelé que les moustiques sont responsables de maladies graves telles que le paludisme, la dengue, le chikungunya ou encore le Zika, dont la fréquence augmente sous l'effet des changements climatiques.
Représentant le ministre de la Santé, le Dr Koné Atioumanan Blaise, directeur général adjoint de la Santé, a salué une initiative stratégique et opportune :
« Cette formation est un levier majeur pour la communauté scientifique. Les acquis de ce cours seront déterminants pour relever les défis sanitaires à court, moyen et long termes », a-t-il déclaré, exhortant les participants à capitaliser pleinement les enseignements reçus.
Le directeur de l'Institut de recherche pour le développement (IRD), M. Paupy Christophe, également formateur, a détaillé l'importance des échanges scientifiques prévus durant cette session. Il a insisté sur la nécessité de maîtriser les méthodes de surveillance et de lutte contre les moustiques, principale voie de transmission de plusieurs maladies endémiques.
Pour sa part, Jambou Ronan, chercheur à l'Institut Pasteur, a mis en avant le caractère hautement scientifique du contenu du cours, témoignant du rôle central de l'IPCI dans la recherche et l'innovation médicale en Afrique de l'Ouest.
À travers cette initiative, l'IPCI réaffirme son engagement à soutenir les systèmes de santé africains et à renforcer les réponses régionales face aux maladies à transmission vectorielle, un enjeu majeur de santé publique.