Plusieurs cimetières de Kinshasa tels que Kintambo, Kinsuka, Kimbanseke et Kasa-Vubu sont envahis par des constructions anarchiques notamment des maisons d'habitation et de commerces, des restaurants de fortune, et par des terrains de football. Cette occupation est jugée illégale selon la règlementation, car la désaffectation d'un cimetière ne peut intervenir qu'après 10 ans suivant la dernière inhumation, d'après un arrêté ministériel du ministère de Justice. Autre constat : malgré la fermeture officielle de certains sites notamment la fermeture du cimetière de Kinsuka depuis 2015, des enterrements clandestins continue souvent avec la complicité d'agents locaux ou de chefs coutumiers qui vendent des parcelles. Les cimetières des chefs des provinces ne sont pas à l'abri de ce phénomène. Comment mettre fin à ce phénomène ?Taty DILENGENDJU Mapuku s'entretient sur ce sujet avec le professeur Kalume Beya, avocat au Barreau de Kinshasa/Gombe et enseignant à la faculté de droit de l'Université de Kinshasa.