Congo-Brazzaville: Kwango - Des sanctions contre des agresseurs d'un journaliste à Kenge

L'Observatoire de la liberté de la presse en Afrique (Olpa) qui fustigé ces actes a prié la hiérarchie de l'entreprise publique dont les agents ont été cités dans cette affaire, de diligenter une enquête afin d'identifier les auteurs de cet acte pour qu'ils subissent des sanctions exemplaires.

Dans une correspondance du 24 novembre 2025 adressée au directeur général de l'Office des voiries et drainage (OVD), l'Organisation non gouvernementale de défense et de l'Olpa a protesté contre l'agression brutale de Fils Mbangi, journaliste au bureau provincial de l'Agence congolaise de presse (ACP) à Kenge, chef-lieu de la province de Kwango. L'ONG a exigé des sanctions exemplaires contre plusieurs agents de cette entreprise publique, auteurs de ces actes décriés.

"L'Olpa proteste vigoureusement contre l'agression brutale de Fils Mbangi, journaliste au bureau provincial de l'ACP à Kenge, chef-lieu de la province de Kwango, à l'ouest de la République démocratique du Congo (RDC)", à indiqué cette organisation dans sa correspondance. Et d'expliquer : "Vos agents ont tenté de jeter le journaliste dans le ravin, n'eût été l'intervention des habitants du quartier, la vie du journaliste seraient en danger".

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L'Olpa a également indiqué que ces agents de l'OVD, qui ont confisqué les effets personnels de ce professionnel des médias (téléphone, bloc-note, argent, pièces d'identité), lui ont reproché d'effectuer un reportage sans autorisation préalable du directeur provincial de cette entreprise.

"Le journaliste a été agressé, le 21 novembre 2025, par vos agents de l'OVD/Kwango. C'était au moment où il effectuait un reportage sur l'état d'avancement des travaux de lutte anti-erosive du site Masikita à Kenge", a souligné cette organisation.

Tout en condamnant " Pour cette agression brutale contre un journaliste en plein exercice de son travail et qui s'apparente à un acte de justice privée", l'OLPA a noté que c'est une atteinte grave au droit d'informer et d'être informé garantie par la législation congolaise et les instruments juridiques internationaux relatifs aux droits de l'homme. Il a prié la hiérarchie de cette entreprise publique de diligenter une enquête, afin d'identifier les auteurs de cet acte et qu'ils subissent des sanctions exemplaires.

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