Sénégal: Malao sur la sécurité intérieure et la gestion des frontières - L'insécurité guette le pays

26 Novembre 2025

Le Mouvement contre les armes légères en Afrique de l'Ouest (Malao) a organisé hier, mardi 25 novembre, à Dakar une table ronde nationale sur le « regard croisés sur la sécurité intérieure et la gestion des frontières, défis, innovations et gouvernance collaborative ».

Ndéné Ndiaye Ablefoulin, directeur adjoint du bureau de recherche et d'études stratégiques de Bres-octagone qui a réagi en qualité d'analyste stratégique, estime que la région de l'Afrique de l'Ouest demeure une zone menaçante. « Nous sommes dans une région avec 450 attaques enregistrées rien que de janvier à novembre 2025. Plus de 1900 décès liés au terrorisme, 19% des attaques terroristes mondiales et plus de 50% des victimes mondiales du terrorisme ».

Ces violences ramenées au niveau du Sénégal, il a déclaré que des études statistiques de 2024 à 2025 notent 5867 incidents enregistrés, 888 crimes également, 5043 victimes et enfin 5192 migrants dénombrés. « Rien que cela permet d'alerter de la problématique que pose la sécurité au plan régional », a fait savoir Abléfoulin. L'expert en sécurité a aussi attesté que le sentiment d'insécurité est évalué à 63%, avec une population, relativement jeune et un taux de chômage qui tourne autour de 20% enregistré au 1er trimestre.

Face à cette problématique de la gestion des crises, il déclare qu'il y a des défis à relever dont l'élimination des menaces, l'urbanisation incontrôlée, la vulnérabilité sociale et enfin, la porosité de nos frontières. Au sein de Malao, le coordonnateur, Youssouph Badji souligne que seule la synergie entre les institutions clé et une réponse cohérente et efficiente peuvent aider le Sénégal à prévenir les crises.

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« L'oeuvre de sécurité est fondamentalement collective. L'État, les institutions de sécurité, le secteur académique, les partenaires techniques et financiers, et la société civile, doivent former une chaîne de responsabilité dont aucun maillon ne doit céder. Chaque acteur doit apporter son expertise unique et complémentaire, qui enrichira notre compréhension des défis et notre capacité à y répondre efficacement », a soutenu M. Badji.

Et d'ajouter : « ensemble, assurons-nous que le Sénégal demeure ce pilier de stabilité en Afrique de l'Ouest, en transformant chaque menace en une opportunité de renforcer la gouvernance démocratique et la cohésion nationale. Notre pays a toujours su faire preuve de résilience et d'innovation dans la gestion des crises, poursuivons l'héritage de résilience et d'innovation ».

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