Ethiopie: Horti-LIFE est un pilier essentiel du développement de la petite horticulture, selon le ministère de l'Agriculture

Addis-Abeba — Depuis son lancement en 2016, et à travers trois phases successives, le programme des Écoles pratiques d'agriculture (EPA) a considérablement amélioré les performances agricoles : les rendements ont progressé de 34 % et les revenus des ménages de 43 %, a indiqué le professeur Ali Mohammed, conseiller du ministre d'État à l'Agriculture.

Un atelier de formation de deux jours, intitulé « Horticultural Livelihood, Innovation and Food Safety in Ethiopia » (Horti-LIFE), se déroule actuellement à Addis-Abeba.

Lors de l'ouverture, le professeur Ali a souligné que les initiatives horticoles menées dans le cadre d'Horti-LIFE ont déjà touché plus de 31 000 agriculteurs répartis dans 200 localités du pays, grâce au dispositif des EPA.

« Nous avons renforcé la production de fruits et légumes, ce qui dynamise nos exportations et soutient l'industrie agroalimentaire », a-t-il précisé.

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Selon lui, les EPA ont aussi permis une transformation des mentalités, en particulier chez les femmes et les jeunes, contribuant ainsi à moderniser l'agriculture familiale.

Pour sa part, Paula Schindeler, chef de mission adjointe à l'ambassade des Pays-Bas en Éthiopie, a salué les résultats du projet Horti-LIFE III.

En une seule année, plus de 2 200 EPA ont été mises en place, dépassant de 186 % les objectifs fixés, et offrant un appui direct à quelque 70 000 petits producteurs.

Elle a ajouté que 1,5 million de plants fruitiers ont été multipliés dans des vergers représentant plus de 2 000 hectares.

« La création de plus de 1 200 emplois, principalement occupés par des femmes et des jeunes, illustre le dynamisme social du secteur horticole », a-t-elle relevé.

Mme Schindeler a également expliqué que le projet ambitionne d'instaurer des systèmes nationaux de certification des plants et de normalisation horticole, tout en veillant à la durabilité.

Les partenariats néerlandais, a-t-elle indiqué, s'efforcent de stimuler le secteur privé en reliant experts, entreprises et producteurs éthiopiens.

Elle a aussi souligné que de nombreuses EPA sont aujourd'hui dirigées par des femmes et que des entreprises créées par des jeunes se multiplient, favorisant une croissance inclusive.

Julie Graham, directrice de SNV Éthiopie, a rappelé que SNV collabore depuis plus de 50 ans avec le gouvernement et les acteurs économiques nationaux pour mettre en oeuvre des programmes destinés à améliorer les conditions de vie et à apporter des solutions durables.

Elle a précisé que ces partenariats se traduisent par une hausse des revenus des familles et par un rôle de plus en plus déterminant des collectivités locales dans la conduite du changement.

Graham a insisté sur l'importance de maintenir ces collaborations, de consolider les acquis et de renforcer les compétences des jeunes en vue de l'avenir de l'horticulture moderne.

Selon les organisateurs, le programme, mis en œuvre dans sept régions du pays, a déjà bénéficié à plus de 200 000 agriculteurs et a appuyé un large éventail d'entreprises agroalimentaires.

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