Selon l'opposition regroupée au sein du Front populaire, le coup d'état orchestré par des militaires contre le Président Umaro Sissoco Embaló à vingt-quatre de la publication des résultats électoraux relève d'un plan conçu par le président sortant. Dans un communiqué rendu public, l'opposition accuse les mutins d'être à la solde du président sortant qui selon eux, « en proie au désespoir face aux résultats électoraux, de concert avec le général Biaguê Na N'tam, Chef d'Etat-major général des Forces armées, a décidé d'orchestrer » ce « coup d'État simulé, mené par un groupe de milices rattachées à la présidence de la République ».
L'opposition, réunée au sein du Front populaire, affirme que le renversement d'hier serait une mise en scène d'Umaro Sissoco Embaló et du général Biaguê Na N'tam destinée à empêcher la publication des résultats électoraux du 27 novembre.
« Des informations crédibles auxquelles la Front populaire a eu accès révèlent que c'est Umaro Sissoco Embaló lui-même qui désignera, de manière illégitime, un nouveau président de la République et un Premier ministre par intérim, pour une courte période, à l'issue de laquelle des élections présidentielles seront organisées, auxquelles il a l'intention de se présenter à nouveau », a expliqué les responsables de l'opposition qui ajoutent. « L'une des preuves les plus flagrantes de cette mise en scène honteuse est le fait qu'Umaro Sissoco Embaló, qui affirme être détenu par les forces armées, ait eu le temps et la liberté d'accorder des interviews à des médias internationaux, annonçant lui-même au monde entier sa prétendue détention ».
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Poursuivant sa dénonciation le Front populaire expliquant qu'avant la mise en oeuvre de ce plan, Umaro Sissoco Embaló a ordonné à la Garde nationale d'attaquer les locaux de la Commission nationale des élections (CNE) » dit « dénoncer et condamner » cette mise en scène criminelle orchestrée par Umaro Sissoco Embaló avec la complice du général Biaguê Na N'tam. D'ailleurs, à ce dernier, l'opposition dit le tenir avec Umaro Sissoco Embaló responsables de toutes les conséquences de leurs actes irresponsables et attentatoires à l'ordre constitutionnel. S'adressant à la communauté internationale, l'opposition engage également sa responsabilité pour son silence complice face aux atrocités successives commises contre le peuple guinéen par Umaro Sissoco Embaló et son cercle