Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, Ambassadeur Mohieddin Salem, a annoncé le rejet du gouvernement de toute désignation des Forces Armées Soudanaises autre que leur nom connu, ou l'attribuer à une quelconque entité politique, et a indiqué que toute ingérence dans l'affaire Soudanaise est totalement rejetée et inacceptable.
Lors de son discours mercredi à Port-Soudan devant la 45e conférence médiatique de l'Agence Soudanaise de Presse, le Ministre a affirmé l'engagement du Soudan à mettre en oeuvre toutes les dispositions de l'accord de Jeddah sous les auspices saoudiens et américains.
Il a souligné que les résultats de l'accord étaient clairs, mais que la milice rebelle ne s'y conformerait pas en l'absence de toute action régionale ou internationale pour l'obliger à les appliquer, précisant que l'armée avait imposé les résultats de l'accord par la force à travers les victoires qu'elle avait remportées dans toutes les régions du pays.
Il a précisé que le gouvernement n'accepterait pas que les clauses de l'accord soient jetées à la poubelle et que d'autres agissent d'envoyer des documents et de parler de la question soudanaise sans le consulter.
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L'ambassadeur a affirmé que le Soudan est prêt à s'asseoir à la table des négociations avec tous ceux qui veulent instaurer la paix dans le pays et parvenir à une paix totale, et non partielle, qui conduirait à la reprise de la guerre.
L'ambassadeur a révélé que le Soudan avait soumis une déclaration de principes à des fins humanitaires comprenant des principes de base et des dispositions humanitaires qui ont été remis à l'ONU et diffusés.
Il a dit que le document confirmait l'engagement du Soudan au droit international humanitaire conformément aux quatre Conventions de Genève, ainsi que son engagement sérieux et responsable envers les efforts de solution durable conformément aux désirs et aux aspirations du peuple soudanais, en oeuvrant pour répondre aux besoins humanitaires fondamentaux.
Il a expliqué que le document comprenait également l'attachement du Soudan à son droit souverain sur tout son espace aérien et terrestre, la protection des civils et l'accès sans achoppement à l'aide humanitaire, ainsi que la confirmation de l'accord de Djeddah et le respect des conventions internationales relatives aux droits de l'homme, ainsi que l'unité des forces régulières et le départ des mercenaires et des combattants étrangers hors du pays, et la remise de toutes les personnes enlevées et des prisonniers de guerre.
Le document souligne que le dialogue est le seul moyen de résoudre les conflits, à condition qu'il soit soudanais soudanais et sans ingérence ni dictées extérieures.
Selon l'ambassadeur Mohieddin Salem, le document a fait allusion à la position du gouvernement selon laquelle le cessez-le-feu doit être précédé de la mise en oeuvre de l'accord de Djeddah et de la levée du siège imposé sur plusieurs villes, ainsi que de la mise en place d'un mécanisme visant à mettre fin aux hostilités et à libérer les prisonniers et les personnes disparues par l'intermédiaire du Comité international de la Croix-Rouge.
L'ambassadeur a également souligné qu'ils avaient présenté un autre document intitulé " la feuille de route des Nations Unies ", qui a également été diffusé.